Il était un arbre...

« Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre hadar -du fruit du bel arbre-» (Vaykra, 23-40)

L’Etrog, ‘Péri ets hadar’(Hadar, beau, majestueux, en hébreu), c’est Avraham, qu’Hachem couronna d’une vieillesse éclatante, « Or Avraham était vieux,…Et Hachem avait béni Avraham en toutes choses. » (Béréchit, 24-1), et «…Honore la face d’un vieillard… » (Vaykra, 19-32). De ces versets il ressort qu’Avraham vécut une vieillesse honorifique (Honore, hadarta, en hébreu).

L’usage dans certaines communautés est de préparer une confiture d’étrog (cédrat), qui accompagnera, lors de la soirée du 15 du mois de Chvat, le repas de tous les fruits dont on dispose. Nous avons lu dans un ouvrage d’un auteur polonais, qu’il fallait tremper l’étrog, avec lequel nous avons prié durant la fête de soucote, dans un bol d’eau, de le placer sur le rebord d’une fenêtre, et de veiller à changer l’eau tous les jours, jusqu’au jour du nouvel an des arbres. Certain le font aussi rissoler dans de l'huile avant de le piler et de l’écraser en le mélangeant à du miel.

Une excellente coutume consiste, au cours de la dégustation des fruits, de prier Hachem, qu’il bénisse la prochaine éclosions d’étrogs, en son temps, et qu’il nous réserve un fruit splendide et cacher pour la fête de soucote (on peut se munir d’un exemplaire du rituel du 15 du mois de Chvat, en s’adressant au Rav de la synagogue, du quartier ou de la ville où l’on demeure ; En Israël, il suffit de se rendre à la Rabanoute).

Rabbi Hizkiya a dit au nom de Rav : « Dans le futur, un homme devra rendre compte de tout ce que ses yeux ont vu, sans qu’il y goûte. »

Rabbi Eléazar bien que très pauvre, se privait afin de s’acheter, et de consommer toute chose qui se renouvelle une fois dans l’année. Fort de cette leçon, il est conseillé (mais ce n’est pas une stricte obligation), à chaque personne du peuple d’Israël de s’efforcer d’acheter des fruits qui ont repoussé dans l’année, de les partager avec sa famille et de faire dessus la bénédiction : « Barouck Ata Hachem, Ellkeynou Meleck Haolam, Chéhéhyanou Vékyémanou, Véhiguiyanou Lézman Hazé !»

Par contre, dans le cas où l’on trouve devant soi, un fruit nouveau (qui a repoussé durant l’année, et que l’on n’y a pas encore goûté, dans d’autres circonstances, nous devons nous acquitter de cette bénédiction, après avoir prononcée celle du fruit lui-même, ‘Boré Péri Haets’, et alors, nous pouvons le croquer.

A la fin de ce repas, il faut également bénir les aliments que nous avons consommés, et dans les livres de prières, figurent toutes les bénédictions appropriées.

 

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