La lumière de la sagesse

Sans titreQUESTION :

Il est admis que chaque ben Israël est concerné par l’obligation de la bougie de Hanouka, même le pauvre qui vit de la charité doit vendre un de ses effets afin d’accomplir ce commandement qui nous est cher. S’il en est ainsi, nous comprenons que chacun doit allumer (sa bougie) et dire les bénédictions dans sa maison.

Dans ce cas, quel intérêt représente t’il l’usage d’allumer une bougie à la synagogue ? S’il s’agit de la proclamation du miracle, tous allument déjà dans leur propre domicile, et s’il s’agit d’acquitter les pauvres de leur obligation, même un pauvre qui vit de la charité est contraint d’allumer sa bougie chez lui, comme le soir de Pessah, où nous ne célébrons pas le kidouch à la synagogue. Et donc, il semble que les bénédictions de la synagogue sont des bénédictions sans objet. Et si on émet l’hypothèse que celui qui allume la bougie s’acquitte de son obligation en allumant cette bougie, certainement il ne s’en acquitte pas en raison du soupçon qui pèse, car nos sages (Rava) nous ont enseigné que celui qui possède une cour ou un jardin attenant à sa maison avec deux portails, doit  allumer deux bougies, l’une et l’autre à proximité des deux portails, de manière que l’on ne dise pas que s’il n’a pas allumé devant ce portail, peut-être n’a-t-il pas allumé devant l’autre, et à plus forte raison le préposé à l’allumage à la synagogue, il ne fait aucun doute qu’il doive allumer également dans sa propre maison, comme l’usage dans toutes les communautés le confirme.

 

REPONSE (du Rav Itshak Bar Chéchet, juge des tribunaux d’Algérie à l’époque de l’expulsion des juifs d’Espagne) :

L’allumage des bougies à la synagogue est un rite qui fut institué afin de proclamer et de diffuser le miracle de Hanouka, puisque nous ne pouvons effectivement célébrer ce commandement exactement selon les règles en vigueur, qui consistent à ce que chacun pose et allume sa bougie devant sa porte, à l’extérieur (Traité ‘Chabbat, 21-b). Et comme le bras des nations menace nos communautés et qu’il nous est impossible d’accomplir ce commandement dans toute sa rigueur, et que généralement, nous devons nous contenter d’allumer à l’intérieur devant notre porte, et qu’il n’y a pas de proclamation du miracle, sauf pour les membres de la famille, les sages ont institué l’usage d’allumer les bougies à la synagogue.

Toutefois, il est vrai que l’on ne dit pas de bénédiction à propos d’un usage (minag), mais du fait qu’il s’agit ici de la proclamation du miracle à la synagogue et en public, on dit les bénédictions, et l’on ne doit pas s’inquiéter de dire des bénédictions sans objet, mais on

ne s’acquitte pas encore de son devoir et chacun doit retourner chez lui allumer sa propre bougie. (Extrait et traduit du livre ‘Questions et Réponses’ du Rav Ytshak Bar Chéchet)

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