La période de l’ômer

images.jpg« Puis, vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête (Chabbat), depuis le jour où vous aurez offert le ômer… » (Vayikra, 23-15).

 

Ce verset suscite une question, pourquoi l’Ecriture dénomme t’elle ce jour de Pessah, chabbat ? A notre connaissance, jamais la Tora n’a appelé un jour de fête (yom tov) chabbat, et il y ici un danger réel de provoquer une confusion dans les esprits, et de les induire à penser  que le compte du ômer ne commence vraiment qu’après le jour de chabbat qui suit le jour de Pessah, et d’ailleurs, c’est ce qu’imaginèrent les stdokim (secte juive contestataire) qui interprétèrent ce texte à la lettre, de manière littérale.

 

S’il nous vient à l’idée que les hébreux sortirent en fait d’Egypte le jour du chabbat, et donc l’Ecriture naturellement dit « … Le lendemain de chabbat… », corrigeons immédiatement notre erreur, car ils sortirent un jeudi, et il nous faut chercher une autre raison qui justifie un tel risque de mauvaise compréhension.

 

La juste explication est la suivante : à première vue une grande différence existe entre les célébrations et le jour du chabbat. En effet chabbat, est un jour fixe qui revient sans cesse à chaque fin de semaine depuis le commencement du monde : « Dieu bénit le septième jour et le proclama saint… » (Béréchit, 2-3), tandis que la date des fêtes n’est déterminée dans le ciel, mais chez les tribunaux rabbiniques, qui décident de prolonger ou de raccourcir certains mois selon le cycle lunaire, et alors le jour de la fête (yom tov) peut être avancé ou reculé d’un jour, et HaChem acquiesce et  se conforme aux calculs des sages.

 

La Tora vient nous enseigner que cette différence n’est que relative, et que le peuple d’Israël détient le pouvoir de conférer la même sainteté aux célébrations, qu’Hachem décerne à chabbat. Pourtant une condition est incluse dans cette délégation : « Vous compterez… sept semaines entières… », si vous comptez durant cinquante jours, en montant lentement tous les degrés de la Tora, et que vous accédiez enfin au cinquantième portail, le jour de Pessah, se nommera chabbat, puisque sa sainteté ne sera pas moindre de celle du jour de chabbat.

 

C’est l’avantage et le mérite supérieur que la Tora octroie à l’homme en lui confiant le droit divin de sanctifier ses actes.  

 

(Extrait et traduit du livre ‘Chalom LéIsraël’)

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