Le silence est d’or

Megila

 

Cette loi que nous traduisons d’après le traité de Questions et Réponses du Rachba figure dans les commentaires du ‘Beit Yossef’ (Tour, Halakhot Méguila, 692-3).

 

Question :

Le préposé à la lecture de la Méguila Esther qui a lu les bénédictions de la Méguila et commencé la lecture, et soudain entend les bruits d’une dispute, et voit quelques membres de la synagogue qui sortent observer ce qui se passe puis reviennent, doit-il redire les bénédictions et recommencer la lecture dès le début ?

 

Réponse :

Même si l’interruption a duré tout le temps qu’aurait duré la lecture de la Méguila, il ne retourne pas au début, ni en ce qui concerne la lecture du ‘Hallel’, ni de la Méguila, ni de la sonnerie du chofar, et si il décide de recommencer c’est une erreur dont il porte la responsabilité, et tous ceux qui font une chose inutile sont des hommes grossiers (Yérouchalmi, Traité ‘Brakhot’, 2-9). De plus, s’il recommence, il dira des bénédictions qui n’ont pas lieu d’être dites.

Ce n’est pas tout, même s’il parle, son discours ne s’appelle pas une interruption, car selon le strict jugement, une conversation ne peut être une interruption seulement si elle intervient entre la bénédiction et le commencement de l’opération, comme celui qui parle après la bénédiction du pain et avant le commencement de la consommation, hormis les choses qui ont un rapport direct avec ces gestes, mais après que l’on a déjà entrepris d’exécuter la mitsva, il est possible de parler.

Toutefois, il est clair qu’il est chaudement recommandé de ne pas parler avant d’avoir terminé la mitsva, comme la lecture de la Tora ou de la Méguila, ou de la recherche du hamets, et de la sonnerie du chofar et du Hallel, et celui qui parle doit être réprimandé, car il perturbe la concentration de ses camarades, mais le fait qu’il derange ne signifie pas que l’on doive recommencer l’opération en question. Une preuve supplémentaire peut être rajoutée à ce que l’on vient de dire : Durant la lecture du Hallel, il est permis de saluer ou de répondre à quelqu’un par respect.

Notons cependant que celui qui n’a pu entendre tous les mots de la Megila, devra s’il n’a manqué que quelques mots les relire même dans un simple livre dont les caractères sont imprimés, et s’il a manqué beaucoup plus il devra réécouter ou lire la Megila écrite sur un parchemin conforme a la loi.

 

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