Les fruits de la passion.

L’usage dans toutes les communautés juives est de consommer beaucoup de fruits en l’honneur de ce jour, le 15 du mois de Chvat, afin de se souvenir qu’il est nouvel an des arbres fruitiers.

La coutume est de servir en particulier, des fruits appartenant aux sept espèces qui font l’éloge de la terre d’Israël, en les accompagnant de toutes autres sortes de fruits frais ou secs.

Il est fortement recommandé de vérifier scrupuleusement les fruits, afin de ne pas enfreindre la loi qui nous interdit formellement d’avaler des vers ou des insectes.

Le traité du talmud, ‘Brahote, 35), nous met en garde en nous apprenant que tous ceux qui jouissent de ce monde-ci, sans prononcer la bénédiction qui correspond, en quelque sorte, abusent des biens sacrés d’Hachem, comme il est écrit : « A Dieu appartient la terre et ce qu’elle renferme » (Téhélim, 24-1), c'est-à-dire qu’ils volent en fait le K.B.’’Hou’’.

Une bénédiction mal-dite, ou superflue, doit être considérée telle une bénédiction prononcée en vain, inutilement, et donc cela revient à jouir de ce monde sans avoir dit la bénédiction correspondante, ou, avoir prononcé le nom divin sans raison, et cela est équivaut à faire un faux serment.

S’il se trouve sur la table plusieurs fruits, et parmi eux, quelques fruits inclus dans les sept espèces de la terre d’Israël, blé, orge, dattes, olives, raisin, figues et grenades, on doit les privilégier, et en priorité dire une bénédiction sur l’un de ses fruit, et ainsi se libérer de notre devoir, même dans le cas où un autre fruit nous ferait plus envie,

car une seule bénédiction suffit pour se libérer de notre devoir, et l’on peut ensuite goûter à tous les fruits, sans dire de bénédiction complémentaire.

Par contre, s’il ne se trouve sur la table que des fruits n’appartenant pas aux sept espèces, la règle est de dire une bénédiction sur le fruit que nous préférons en général.

S’il se trouve sur la table, un échantillon des sept espèces de la terre d’Israël, voici l’ordre selon lequel nous devons procéder. En effet il est écrit : « Un pays qui produit le froment (blé) et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, le pays de l’olive huileuse et du miel (datte). » (Dévarim, 8-8), et nos sages ont évalué qu’il fallait donner une importance prépondérante aux fruits placés directement après le mot pays (blé) et puisque ce mot est écrit deux fois, les fruits cités immédiatement après cette répétition (olives et dattes) se classent devant les fruits venant après le premier mot pays (raisins), A la lumière de cette interprétation, l’ordre à respecter est le suivant, si bien sur tous ces fruits sont alignés devant nous :

En dépit que la bénédiction sur le blé et l’orge ne devrait pas précéder les olives qui sont mentionnés en premier après le deuxième mot pays, s’ils sont servis cuisinés (pain, gâteaux, bouillie pizza…) du fait que leur bénédiction devient ‘a motsi lehem min haarets’ ou ‘Boré miney mézonote’, et dans la hiérarchie des bénédictions se situe au dessus de ‘Boré péri haets’, on commence tout d’abord à bénir ces mets. Mais si l’on ronge des grains de blé crus (comme des épis de maïs), la bénédiction à dire est ‘Boré péri haadama’ que l’on prononce sur les légumes après avoir dit celle sur les fruits, ‘Boré péri haets’,

Puis on dit une bénédiction sur l’olive ‘Boré péri haets’ qui couvre tous les fruits présents.

Si l'on désire boire un verre de vin, et que nous ne disposons pas d’olives, mais juste des dates, malgré d’autres décisionnaires qui pensent différemment, le ‘beit yossef’ juge qu’il faut d’abord dire la bénédiction sur les dattes, et puis la bénédiction sur le vin ‘boré péri hagéfen’.

Rabbi Chimon Ben Laquich a dit :

Comme on pèse les grains de blé avec de la menue paille, les coupeurs de bois et les porteurs d’eau sont comptés avec les princes d’Israël, comme il est écrit : « Vous êtes placés…Vous tous…Vos chefs de tribus…Depuis le fendeur de bois jusqu’au puiseur d’eau. » (Dévarim, 29-9,10)

Rabbi Yohanan a dit :

Pourquoi compare-t-on Israël à des olives ? Comme l’huile ne peut-être extraite de l’olive qu’en la pilant pour le broyer, Israël ne peut se repentir qu’à l’aide de souffrances et de tourments.

« Le juste fleurit comme le palmier… » (Téhilim, 92-13)

Comme le dattier est un arbre magnifique, et ses fruits succulents, Le fils de David, le machiah sera beau et toutes ses actions parfaites.

« A cette vigne, trois sarments, et ils semblaient se couvrir de fleurs, ses bourgeons se développaient… » (Béréchit, 40-10)

Rabbi Yrmihya Bar Abba dit : « Cette vigne… », c’est Israël, comme il est écrit : « Tu as fais émigrer une vigne d’Egypte… » (Téhélim, 80-9), «… Trois sarments… », ce sont les trois fêtes, Pessah, Chavouote et Soucotte, «… et ils semblaient se couvrir de fleurs… », signifie qu’est venu le moment pour Israël de se multiplier comme il est écrit : « Or les enfants d’Israël avaient augmenté et pullulé… » (Chémot, 1-7), «… Ses bourgeons se développaient… », c’est le temps de la libération, comme il est écrit : « Je les ai pressurés dans ma colère (les ennemis d’Israël), écrasés dans mon courroux ; leur sève a jaillit sur mes vêtements… » (Ychaya, 63-3).

Rabbi Yohanan a dit :

« Qui veille sur le figuier jouira de ses fruits…(Micheley, 27-18), pourquoi a-t-on confondu les enseignements de la Tora avec des figues ? Comme le figuier qui chaque jour donne de nouveaux fruits, dans la Tora également, il est possible, à toute heure d’y trouver un sens différent.

 

« …Ta tempe est comme une tranche de grenade à travers un voile. »

Rabbi Chimon Ben Laquich a dit, Israël est pareille à une grenade, même les plus vide d’entres-eux sont remplis de mitsvot, comme une grenade pleine de grains sucrés.

Extrait et traduit des livres ‘Yalkout Yossef ‘, et ‘Péri Haets’.

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