Les secrets de la Torah...

«… Grande et puissante épée le léviathan (baleine), serpent droit comme une barre, et le léviathan, serpent aux replis tortueux…» (Ychaya, 27-1).

Le séfer ‘Siah Ytshak’ nous offre une comparaison riche d’enseignements, en fait ces deux représentations, mâle et femelle, du monstre marin, symbolisent la Tora et ses commandements, comme le sous-entend ce passage du traité talmudique, ‘Baba-Batra’ : « ils auraient eu tant besoin l’un de l’autre, qu’ils se seraient multipliés à l’infini, et compte tenu de leur taille gigantesque, ils auraient détruit le monde entièrement ! Que fit le ‘K’B’Hou, il castra le mâle afin qu’il n’éprouve plus aucun désir, même envers d’autres poissons, et tua la femelle (B-B, 64-b), et nous résumons cette légende homilétique ainsi : la révélation des secrets de la Tora dévoilerait le vrai sens des commandements, impliquerait la disparition des lois, et nous libérerait du joug de la Tora. Tels des anges nous serions aussi affranchis de notre libre-arbitre, et nous verrions s’estomper toute la façade spirituelle de l’univers. En tuant le femelle, c'est-à-dire en dissimulant les réels mobiles des commandements, le’K’B’Hou nous contraint à porter le joug de la Tora, et en castrant le mâle, il n’autorise qu’une compréhension lente des mystères de la Tora afin de nous permettre de conserver notre libre-arbitre.

Et donc tout homme appartenant au peuple d’Israël, se doit d’étudier la Tora. Pauvre au point de mendier, riche et confiant dans son étoile, malade et affaibli, jeune ou déjà âgé, chacun doit répartir son emploi du temps de manière à réserver une plage à son étude.

Toutefois, la passion est l’une des conditions indispensable à la réussite de l’étude de la Tora.

Le Ramban remarque à propos du verset suivant : « Au troisième mois depuis le départ des Israélites du pays d’Egypte… » (Chémot, 19-1), que leur arrivée dans le désert du Sinaï fut un moment de bonheur et qu’ils lui donnèrent l’importance d’un jour de fête, se réjouissant à l’avance, du don qui allait leur être fait. Il rajoute que le verset suivant : « …Ils entrèrent dans le désert du Sinaï et y campèrent… » (19-2) indique également avec quelle précipitation, ils s’installèrent. En effet nous devrions lire, qu’en entrant dans le désert du Sinaï, ils se rapprochèrent d’abord de la montagne, cherchant un endroit agréable pour camper, puis y dressèrent leurs tentes. Mais les hébreux se conduirent autrement, sans se préoccuper ni de leur confort, ni de leur sécurité, il s’arrètèrent sur place, à l’instant même où ils virent la montagne qui leur rappela la promesse de Dieu, et empreints d’allégresse installèrent leur campement.

Le mois de Tichrei est un mois béni et comblé ! Ponctué de quatre célébrations, Roch Hachana, Yom Kippour, Soucotes et chemini Atsereth, il a aussi décroché le prix d’excellence, en parrainant la conclusion des travaux et l’inauguration du premier Beit A Mikdach.

Souhaitons que le KBH nous comble de ses biens faits et nous permette enfin de réaliser la valeur du cadeau qu'Il nous remis alors, et que, nous tous juifs, commencions à acquérir petit à petit un peu de sagesse. Amen!

 

Traduit du livre "Mihtav Leeliahou" rédigé par le Rav Dessler.

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