Pessah (suite)

Le dernier Chabbat avant la fête de Pessah s’appelle ‘Chabbat Hagadol’(le Grand Chabbat), en l’honneur de plusieurs miracles que virent se dérouler sous leurs yeux les hébreux en Egypte. Il est écrit : « …Au dixième jour de ce mois, que chacun se procure un agneau pour sa famille personnelle, un agneau par maison. » (Chémot, 12-3), et si nous nous appuyons sur le témoignage du traité ‘Chabbat’(87-b), qui nous enseigne que les bnei Israël sortirent d’Egypte un jeudi, nous pouvons en déduire que le « …Dixième jour… » tomba le jour du Chabbat (Tossefot, presque à la fin de la page 87-B). Ils prirent donc chacun un agneau, et l’attachèrent au pied de leurs lits. Les égyptiens, curieux, les interrogèrent sur leurs intentions, et ils répondirent qu’ils égorgeraient ces agneaux afin de les offrir en sacrifice, parce qu’ Hachem leur avait prescrit. Les égyptiens, qui adoraient la race bovine, et l'élevait en tant que déité, furent horrifiés, mais ne purent se venger. (‘Tour Orah-Haïm’, Chap.430)

« …Au millieu de la nuit, je m’avancerai à travers l’Egypte, et alors périra tout premier-né dans le pays d’Egypte… » (Chémot,11-4,5) Une autre version (voir les commentaires du ‘Beit-Yossef, en marge de la page, Chap. 430), nous conte que les premiers nés perçurent intuitivement un danger en comprenant que les hébreux s’apprêtaient à sacrifier leurs agneaux en priant que Dieu les extermine comme promis, et qu’ils se rassemblèrent et se rendirent chez leurs pères et chez Paro, les suppliant de permettre aux hébreux de quitter la terre d’Egypte. Paro refusa, et les premiers-nés s’armèrent, combattirent et tuèrent leurs propres pères, ainsi que le sépher Téhilim (136-10) nous le précise : « …Celui qui frappa les égyptiens dans (par) leurs premiers-nés… » (‘Midrach Chohar tov, 136)

En souvenir de ces évènements, nous nous réunissons le jour du ‘Chabbat Hagadol’ dans les synagogues pour écouter des exposés résumant les nombreuses lois et règles à respecter durant Pessah, questionner et obtenir les précisions utiles sur les points qui nous restent encore obscurs, se remémorer les différentes étapes de la ‘nuit du séder’ et nous imprégner de l’esprit de la fête. C’est très important de ne pas déroger à cette coutume, et de vaincre une quelconque paresse, et de se rendre à la synagogue à l’heure prévue.

Même celui qui recherche et supprime toute trace de hamets (levain), comme nous le verrons ultérieurement, il lui est interdit de conserver, en sa possession, ce qu’il n’a pu consommer dans les délais autorisés, et il doit le vendre à un non-juif, par l’entremise d’une autorité rabbinique experte, à qui il déléguera les pleins pouvoirs de transfert de propriété et de location de l’endroit (chambre et placard) où le hamets est entreposé. Un contrat de vente du hamets et de location des locaux, sera établi entre le Rav et l’acheteur, et il y figurera également la liste de tous les vendeurs, et la quantité de hamets vendue. Il ne s’agit pas d’une vente fictive, mais d’une authentique opération commerciale. C'est-à-dire que le hamets enfermé dans un endroit inaccessible, loué au non-juif et ne lui appartiendra plus du tout jusqu’au soir du septième jour de Pessah.

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