Roch Hachana : L’aspiration à la maitrise de la vie

kkkkkkkkkkkkk.jpgA propos du jour de Roch-Hachana, Haramhal a écrit que nous sommes jugés selon une estimation de nos actes, et en conséquence inscrits, soit dans le registre des justes, soit dans le registre des impies, et que cela signifie que nous appartiendrons réellement au domaine de la vie, ou de la mort., et dans cette perspective lors des prières nous demandons : ‘Zokhrénou léhaïm’.

Il ya également toutes sortes d’évènements qui surviennent au cours de l’année, et pour chaque évènement qui va se produit, nous prions : ‘Oukhtov léhaïm tovim’.

 

Ainsi, le premier jugement qui est prononcé concerne notre situation personnelle, et à cet effet nous prions HaChem, qu’il nous inscrive dans le registre des justes et non dans celui des impies : ‘Zokhrénou léhaïm, Oukhtov bésefer hahaïm’, et qu’il consente à nous admettre parmi les justes.

 Puis le second jugement détermine à quels types d’évènements, bons ou mauvais, nous devrons faire face, et donc nous prions : ‘Oukhtov léhaïm tovim, bésefer haïm, brakha véchalom…’

 

Cependant il semble important de clarifier pourquoi est-il nécessaire de demander qu’HaChem ne prenne que des bonnes décisions à notre égard, car même si nous nous abstenons de prier, nous savons qu’il n’a nulle intention de nous nuire, et au contraire, ne désire que notre bien, dans ce cas pourquoi demander qu’il fasse ce qui parait à nos yeux le meilleur ? De plus, si les difficultés de la vie sont en fait des moyens positifs de bonifier notre caractère, et d’améliorer notre sort, pourquoi Dieu devrait-il changer ses décisions à notre sujet ?

 

Voici, le but de la prière et des supplications est de découvrir que la création en général, et chacun de nous avec tous ses besoins en particulier, dépendons totalement d’HaChem, qui les renouvelle et les dynamise sans arrêt, et lorsque nous parvenons à éprouver ce sentiment d’annihilation, nous nous rapprochons de lui, et comme récompense de cette reconnaissance, et afin de nous aider et de renforcer notre foi, HaChem accorde notre demande, à condition qu’elle ne nous soit pas nuisible, et le seul chemin pour obtenir la satisfaction de nos désirs est la prière.

Ces deux jours de Roch Hachana sont un moment très propice, tandis que nous prenons conscience pendant la prière, qu’HaChem est la source de la compassion, et qu’alors, nous pouvons espérer, à défaut d’être des justes d’authentiques, qu’il se conduise envers nous avec compassion, et qu’il décrète à notre encontre, prospérité, réussite, santé…, éléments matériels qui faciliteront notre tâche et notre travail spirituel. Il s’agit d’une sorte de crédit sur toute l’année qui va s’écouler, un pacte de confiance qu’Hachem nous décerne à titre d’essai, en supposant que peut-être, nous allons revenir vers lui et accomplir sa volonté cette fois-ci.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Siphtey Haïm’, Moadim 1. l’auteur fut le directeur spirituel de la Yéchiva de ‘Ponovitch’.)

 

 

Définition d’un juste (suite)

 

Selon ce qui est mentionné ci-dessus, nous saisissons la valeur et le sens des prières que nous adressons à HaChem durant les jours du jugement afin qu’il décide que la prochaine année sera bénie et prospère. Pourtant, nous nous heurtons encore à une autre difficulté de compréhension, quelle logique y a-t-il à demander qu’Hachem nous inscrive dans le registre des justes, cela semble une réalité car ou bien nous sommes réellement des justes, et nous devons y être inscrits sans même le demander, ou bien nous ne sommes pas des justes et comment notre prière pourra t’elle modifier notre situation et être agrée ?

 

 

 

De plus, il est impossible de songer qu’HaChem soit disposé à ignorer nos fautes, et à nous octroyer un privilège spécial qui nous permettrait de figurer soudain dans le registre des justes malgré ces erreurs de conduite, comme l’enseigne le Traité ‘Baba Kama’, Rabbi Hanina a dit :

 

Celui qui prétend qu’Hachem est conciliant (c'est-à-dire indulgent au point de détourner ses yeux de nos fautes sans exiger un repentir sincère), renonce à sa propre vie (c'est-à-dire que son avenir devient superflu, puisqu’il entraine les autres à commettre des fautes). Les péchés rendent impur et exigent une punition (réparation) ou une prise de conscience et un changement (consulter le livre ‘Nefech HaHaïm, Chap. 1, Par. 12, et Chap. 2, Par. 8). Celui qui clame qu’HaChem est conciliant oublie que le but de la vie consiste à établir au fond de soi une conceptualité spirituelle  de la vie dirigée par les commandements (mitsvot) et de bonnes actions, et pense qu’il n’y a aucun rapport entre ses agissements et leur concrétisation spirituelle et donc imagine qu’il est facile et simple d’annuler certaines fautes, comme si leur effectivité était nulle.

 

 

 

Lorsque nous supplions d’être inscrits dans le livre de la vie, et ainsi d’être considérés tels des justes, il faut admettre qu’il ne s’agit ni de la vie grossière et matérielle (nourriture, boisson, santé, logement…), ni des habitudes religieuses (prières répétées sans entrain, études de Tora bâclées…) mais d’une aspiration authentique de construire une vie entièrement tournée vers HaChem, d’un besoin puissant de remplir sa volonté et de le craindre., et c’est la signification du commandement : « …Choisis la vie ! » (Dévarim, 30-19), c'est-à-dire faire le choix clair et net d’opter pour une vie vraie soumise au joug d’HaChem, et dont chaque pas sera mesuré en fonction de ce qu’il ordonne, et seulement dans cet esprit nous demandons « Inscrit nous dans le livre de la vie ! ».

 

Ce désir profond du cœur d’être un juste est la raison qui explique qu’Hachem décrètera que l’essence de notre personnalité spirituelle est celle d’un juste, et en conséquence ceci est l’interprétation d’« Inscrit nous dans le livre de la vie », l’inscription dans le livre étant la confirmation que notre nature, parmi le reste de la création, est véritablement celle d’un juste.

 

Certainement, il y a beaucoup de degrés différents chez les justes, et de la force de notre aspiration, dépend le niveau de notre élévation, et notre application lors des prières devrait apporter une aide supplémentaire du ciel, et nous hisser toujours plus haut.

 

 

 

(Extrait et traduit du livre ‘Siftei Haïm »)   

 

 

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