Souccot 2

2017-282.jpg« Vous demeurerez dans des cabanes durant sept jours… » (Vayikra, 23-42)

 

Dans le désert aride, les hébreux errèrent quarante ans, « Qui t’a conduit à travers ce vaste et redoutable désert, plein de serpents venimeux et de scorpions… » (Dévarim, 8-15).

En souvenir de ce séjour périlleux, l’Ecriture ordonna aux bnei Israël de construire des cabanes semblables à celles qui les abritèrent alors, « Afin que vos générations sachent que j’ai donné des cabanes pour demeure aux enfants d’Israël… » (Vayikra, 23-43)

Rabbi Akiva dit (Traité ‘Souca’, 11-b) : ils se firent vraiment des cabanes, pour se protéger du soleil durant les moments où ils reposèrent…(Rachi) ; Rabbi Elyézer dit : un cortège de nuées, ce sont les cabanes qu’évoque l’écriture…(Rachi) Les décisionnaires confirmèrent la version de Rabbi Elyézer, et décrétèrent que nous devons commémorer la sortie d’Egypte, et ce cortège de nuées, en bâtissant des cabanes durant le septième mois de l’année.

 

Pourtant, quand on y réfléchit, durant cette longue pérégrination, non seulement HaChem nourrit les hébreux de la manne : « …Le matin, une couche de rosée s’étendait autour du camp. Cette couche de rosée ayant disparu, on vit sur le sol du désert quelque chose de menu, de floconneux, fin comme le givre sur la terre…Moché leur dit : C’est là le pain qu’HaChem vous donne…La maison d’Israël donna à cette substance le nom de manne. Elle ressemblait à de la graine de coriandre, était blanche, et avait la saveur d’un beignet au miel. » (Chémot, 16-13, 14, 15, 31), mais également les abreuva de l’eau du puits de Myriam : « …Assemble le peuple, je veux lui donner de l’eau » (Bémidbar, 21-16) Rachi précise (Traité ‘Psahim’, 54-a) : c’était une pierre ronde en forme de puits, que les hébreux retrouvaient à chaque halte, et dont jaillissait de l’eau fraîche.

 

Voici deux autres miracles qui s’accomplirent régulièrement sous les yeux des bnei Israël, et qui auraient mérité, peut-être, d’être aussi célébré ; pourquoi nous faut t’il nous rappeler du cortège de nuées, et pas de la manne du ciel ou du puits de Myriam ?

 

Rabbi HaîmYossef david azoulaï (Le Hida) suggère de noter une différence entre la manne, le puits, et le cortège de nuées : s’il est vrai que la manne et le puits nous permirent de subsister, en réalité, ils ne comblèrent que les besoins vitaux, et les organes intestinaux des hébreux, tandis que le cortège de nuées leur garantit une protection contre le froid et la chaleur, et une satisfaction corporelle complète ; en conséquence, la Tora exigea que nous construisions des cabanes, afin de perpétuer ce miracle dans toutes les générations.

 

Rabbi yossef Haïm (Le ben Yich Haï), rejette partiellement cette explication, car même si l’eau et le pain ne sont que des aliments, leur absorbation remplit une fonction qui convient à tout le corps, en lui influant de la force et de l’énergie ; dans ce cas, quelle est la raison qui justifia une préférence pour le cortège de nuées ? 

Deus jeunes gens décidèrent de se marier. Ils discutèrent ensemble des conditions financières de leur union, et le garçon rassura sa fiancée, en vantant la situation financière de son père, et il promit que celui-ci leur achèterait un appartement dès le lendemain de la cérémonie.

En effet juste après la noce, il se rendit au domicile de son père, et lui demanda d’avancer l’argent nécessaire à l’acquisition d’un logis convenable. Le père sourit, et recommanda à son fils de songer à louer un petit studio. Le garçon, stupéfait commença à pleurer : « tu m’as nourrit toute mon enfance, n’est-il pas naturel que tu me loges aujourd’hui ? » Le père répondit ; « depuis que tu es né, et que tu vis sous mon toit, il est de mon devoir de te donner à manger et à boire, maintenant que tu commences à voler de tes propres ailes, tu deviens indépendant, et tu dois te débrouiller seul, je ne te dois plus rien… »

 

Hachem envoya les hébreux dans le désert, il était juste qu’il leur procure de quoi se nourrir, mais il n’était pas obligé de veiller à leur confort personnel, et le cortège de nuées qu’il étendit au-dessus de leurs têtes fut un cadeau qu’il leur offrit gracieusement. Dans ce contexte, la Tora invita les bnei Israël à remercier leur créateur, en se souvenant chaque année du cortège de nuées qui les entourait dans le désert.  

 

 

 

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