Yom Kippour

Rav Hyia Bar Rav nous apprend : « …Vous mortifierez vos personnes dès le 9 du mois au soir… » (Vaïkra, 23-32). Etrange ! Nous jeunons bien le 10, mais pas le 9 !

L’explication est sensée, comme selon la syntaxe classique, il aurait du être écrit : le 9 du mois au soir, vous mortifierez vos personnes, jusqu’au soir ( les lois d’Israël nous apprennent que chaque nouveau jour commence à la tombée des étoiles, et se finit au coucher du soleil)…Nos sages conclurent que le commandement qui s’applique au 9 du mois est de se nourrir en conséquence, afin de le compter et de l’inclure tel un vrai jour de jeûne dans la journée du 10, en mangeant l’équivalent de la somme des repas qu’un être normal mange durant deux jours.

Peu de temps avant l’entrée de Yom Kippour, l’usage est de participer au repas de clôture qui est le dernier repas pris avant le commencement du jeûne.

En allumant les bougies de Yom kippour, il faut penser à allumer une veilleuse qui restera allumée jusqu’à la fin du jeûne.

Toute la durée du jeûne, il formellement interdit :

- De travailler ou de se livrer à une activité ;

- De manger et de boire ;

- De se laver (y compris pour se purifier) et de se parfumer, ou de s’enduire d’huile ;

- De chausser des souliers de peau (si juste une attache est en cuir, il semble que cela est permis), les enfants sont tenus de respecter cette interdiction ;

- D’avoir des rapports conjugaux, et même de dormir ensemble.

Toute personne affectée d’une maladie dont les effets mettent, ou pourraient mettre sa vie en danger, et les femmes qui viennent d’accoucher dans les trois jours, avant Yom Kippour, sont exemptés du jeûne, et il leur est interdit d’y participer.

Ils doivent se préparer à l’avance, des tranches de pain fines de moins de 30 grammes, et les manger, en respectant une pause d’une heure et huit minutes entre chaque, accompagnées de compote.

En ce qui concerne les cas particuliers, il est vivement recommandé de prendre conseil auprès du rav de la communauté.

L’usage est de se munir de son talith, pour venir célébrer l’office du soir. Simplement, si le soleil s’est déjà couché, lorsque nous voulons nous en vêtir, il est préférable de ne pas dire la bénédiction qui correspond.

A la sortie du jeûne, on procède à une séparation du sacré (Yom Kippour) et du profane (les 6 jours de la semaine à venir et qui commencent déjà) en disant une bénédiction sur le vin et sur la lumière (en se servant de la veilleuse qu’on a allumée avant l’entrée de la fête), mais, même si Yom Kippour s’est déroulé le jour du Chabbat, comme ce sera le cas cette année, on ne dit pas de bénédiction sur les parfums. Par contre, on peut dire cette bénédiction après en avoir terminé avec le précédant cérémonial (distinction du sacré et du profane).

Un Midrach nous raconte qu’une voix céleste, à l’issue de Yom kippour, clame sur la terre : Va et mange ton pain gaiement !

Gmar Hatima Tova, et très bonnes fêtes !

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