Le flambeau de la Torah (introduction aux fondements, principes et règles essentielles du judaïsme).

« Du Sinaï, Moché reçut la Tora… »

, toute la Tora, écrite et orale, tous les commandements, Hachem les donna à Moché au mont Sinaï, lui révélant explicitement les composantes et les implications de chaque loi.

Errant 40 ans, dans le désert, les hébreux apprirent de la bouche de Moché, ce qu’Hachem lui confia. De quelle manière ?

Moché, assis sous sa tente, enseignait à Aaron, son frère, un commandement, puis Aaron sortait, et revenait s’asseoir à la droite de Moché. Entraient alors les fils d’Aaron, Eléazar et Ytamar, et Moché leur enseignait le même commandement. Ils sortaient ensuite, et revenaient s’asseoir, l’un à la gauche de Moché, et l’autre, à la droite d’Aaron. A leur tour, rentraient les soixante-dix anciens, et de nouveau Moché répétait ce qu’il avait dit à Aaron, Eléazar et Ytamar. Et pour finir, le peuple rentrait et entendait le cours que Moché leur dispensait. A ce stade, Moché sortait, Aaron revenait sur les explications que Moché leur avait données, et sortait aussi. Eléazar et Ytamar, prenaient sa place, et enseignaient aux anciens, et au peuple, ce qu’ils avaient étudié avec Moché et Aaron, et sortaient. Les anciens prenaient la parole et instruisaient le peuple. ( masséhète -traité- ‘Yrouvin’, 54-b. Rambam, introduction ‘séder zaarim’)

«… Et la remit à Yhochua… », qui succéda à Moché, après la disparution de celui-ci : «…Et les enfants d’Israël lui obéirent et agirent comme Hachem l’avait prescrit à Moché. » (Dévarim, 34-9).

« …Et Yhochua (la remit), aux anciens… » qui continuèrent à perpétuer la tradition : « Israël resta attaché à Dieu tant que vécut Yhochua, et tout le temps que continuèrent à vivre les vieillards témoins de tout ce qu’hachem avait fait pour Israël. »

Natanïel Ben Kanaz fut parmi les premiers chefs des anciens, et Elie Hacohen l’un des derniers, en incluant également les juges (choftim).

« …Et les anciens la remirent aux prophètes… », dont la période débute dès la mort de Chemuël, et se termine à l’époque de Haguaï, Zacharya, et Malachy.

« …Et Les prophètes le remirent aux sages de la grande assemblée d’Israël… » au début du deuxième Beit-hamikdach. (Pinhas Khati)

En dépit du fait que les membres de cette assemblée n’étaient pas tous des prophètes, ils reçurent toute la Tora, comme leurs prédécesseurs, mais, en raison de l’affaiblissement spirituel progressif des générations, depuis, chacun est instruit en fonction de ses capacités personnelles (Rabbi Mibarténoura), et l’objet de cette étude de la Tora (‘‘Talmoud’’) se divise principalement en deux parties : la ‘‘Michna’’ et les clarifications de la ‘‘Michna’’.

La ‘‘Michna” est l’ossature et l’essence de la Tora orale, que nous transmis Moché jusqu’à Rabbi yéhouda Hanassi, qui compila cette connaissance, la structura, et la rédigea. (Rabbi Chemouël Hanaguid, ‘Mavo Hatalmoud’)

Questions-Réponses.

- Quelle est la signification du terme ‘‘Michna’’, et pourquoi les docteurs de la loi furent surnommés ‘‘Tanaïm’’ ?

Le mot ‘‘Michna’’, peut-être interprété dans le sens, vice-roi, ‘‘Michné Laméck’’, comme le Rachbam nous le précise à propos du verset : « Il (Paro, le roi d’Egypte) le fit monter (Yossef) sur son second char (Bemirkavat hamichné)… » (Béréchit, 41-43), cheval, ou mule particulier (voiture) attribuée au vice-roi…, la Tora écrite est le ‘‘Monarque’’, et la ‘‘Michna’’ son subordonné, qui lui succède directement après dans la hiérarchie ; ou encore, dans le sens, mémorisation, répétition, ‘‘Chinoun’’ comme il est écrit : « Tu les inculqueras à tes enfants (Véchinantem)… » (Dévarim, 6-7).

Les érudits qui étudiaient et enseignaient, en récitant à plusieurs reprises (‘‘chinoun‘‘) leur michna furent appelés ‘‘Tanaïm’’, car la locution ‘‘choné’’ est synonyme de la racine ‘‘tana’’. (Rabbi Ménaché Cohen, ‘Léquet Clalley Haguémara’)

- Par définition, la Tora orale aurait du rester orale, et durant des siècles, il fut interdit de transcrire son contenu. Pourquoi ?

La Tora orale est l’ensemble des explications de la Tora écrite, nos sages statuèrent que la rédiger faisait courir un risque à celui qui voulait l’étudier sans l’aide d’un érudit, de ne pas vraiment comprendre ces explications.

- cependant, force est d’admettre que malgré cet avertissement, rabbi yéhuda Hanassi, l’un des derniers tanaïm, recueilli toutes les informations (lois, décrets amendements, décisions des tribunaux rabbiniques, commentaires et interprétations), les ordonna, et les écrivit, en donnant à cette rédaction le nom de ‘‘Chicha Sidrey Michna’’, quelle raison guida Rabbi Yéhuda ?

Rabbeynou Hakadoch, vit que s’amoindrissait sensiblement le nombre des élèves dans les établissements talmudiques, et que l’ampleur de la réaction contre le peuple juif et sa Tora grossissait, il en conclut, qu’il fallait diffuser les enseignements de Moché au sein d’Israël, de crainte que la Tora orale ne s’oublie complètement.

Les ‘‘Amoraïm’’ succédèrent aux tanaïm. Leur principale fonction était de formuler littéralement (amar, en hébreu) ce dont les tanaïm avaient débattus à l’intérieur des Michnas, sans omettre ou rajouter quoi que ce soit, et en s’en tenant à ce qu’il leur avait été inculqué, et d’en tirer des règles concrètes et définitives. Déjà de leur temps, une simple lecture d’une Michna, ne suffisait plus aux étudiants pour en déceler automatiquement la signification authentique. Ils durent étendre leurs explications, en recourant à des exemples ou des comparaisons, et clarifier les contradictions apparentes, en classifiant les textes qui semblaient délibérer du même sujet, en précisant les rapports précis entre des situations parfois très différentes, et en évitant ainsi des confusions et des erreurs d’application.

 

 

 

 

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