Schindler ou un nazi-humaniste !

Comment, d’après-toi, dans les ténèbres de l’occupation allemande en Pologne, pouvait t-il exister un être humain aussi exceptionnel que Schindler, un ange pareil, demande un journaliste, à l’un des derniers membres de la liste Schindler, qui a accepté de rompre son anonymat (il vit en Pologne sous un faux nom, et se refuse catégoriquement de s’approcher de la communauté juive), pour témoigner, et rendre hommage à celui qui sauva 1200 juifs, à la barbe des nazis.

J’ai moi- même, à cette époque posé ta question à Schindler, répond t-il, et il m’a dit que dans son enfance, il avait grandit, voisin d’un rav important, et qu’il jouait avec ses enfants, et il apprit ainsi à aimer les juifs.

Sans douter de la véracité de cette réponse, je la trouve incomplète, les humanistes, les idéologues d’aujourd’hui ont certainement quelque part un ami ou une amie juive, et, cela ne les empêche pas d’haïr Israël, la religion juive, et tous les juifs en général, surtout quand ils affirment leur identité juive sans complexe… et de favoriser ses ennemis en invoquant la cruauté barbare des soldats sionistes, qui osent se défendre… alors que chaque jour qui passe, se multiplient les déclarations des palestiniens qui convient leurs teroristes à tuer des civils, des femmes, des enfants en Israël au nom du racisme, et de valeurs morbides…il faut bien que ces jeunes s’amusent... Pourquoi, ceux-là, ces vaillants défenseurs de la pluralité, ces gardiens de la douce morale universelle, n’ont-ils pas appris, à leur contact, à aimer les juifs ? J’en déduis que, surement, la majorité des allemands avaient connus des juifs, un jour ou l’autre, et pourtant… Et donc, il n’y a pas de réelle différence entre les anciens nazis et les humanistes avancés qui ont envahis notre société moderne…Qu’on leur confie le pouvoir et on verra le travail !

Schindler ne se berçait pas de mots ronflants, il aimait l’argent et le luxe, il était ambitieux. Opportunément, il profita de la conquête de la Pologne pour venir s’y installer, et rétablir ses affaires chancelantes. C’est possible qu’il fut dans les premières années un partisan convaincu du national-socialisme, il possédait des relations en haut de la hiérarchie du parti, personne n’est parfait… Mais son honnêteté intellectuelle domina ses convictions et sa soif de s’enrichir rapidement. Il ne pouvait concevoir que l’on extermine un peuple et que l’on bafoue rudement ses droits les plus légitimes, au profit d’un guide halluciné, et d’un idéal inhumain.

Il fit soigner ses ouvriers malades dans les hôpitaux, leur offrit en échange d’un travail certes exténuant des conditions de vie décentes, il leur fournissait du savon, des lunettes de vue, la cuisine et le réfectoire de la fabrique étaient sous la responsabilité de cuisiniers juifs, il les protégea envers et contre tout, se rendit à plusieurs reprises dans les camps de la mort, et sans consulter les autorités militaires, en sortit des centaines de prisonniers voués au supplice alors que leur habilité à effectuer les tâches de son usine, n’étaient pas prouvé, il reçut et embaucha des handicapés, des vieillards, des enfants. Notre conteur, retrouvé après tant d’infructueuses recherches, se souvient qu’à l’âge de 14 ans, il rejoignit les rangs des fortunés de la chance, et que Schindler veilla toujours à ce qu’il mange mieux que ses compagnons, à cause de sa jeunesse, et de son air désincarné. Une fois, il le sauva de la main de la gestapo, en le retirant de la file des juifs que les allemands avaient alignés en dehors de l’usine. Schindler autorisa un rav polonais, membre du personnel, à donner, parfois, des cours de Torah, et à renforcer le moral des équipes de travail. Il augmenta sans cesse les effectifs de sa liste de protégés, prenant des risques considérables, il fut d’ailleurs arrêté, à cause de sa trop grande coopération avec les juifs, sa position et ses amis le sortirent de prison, mais il fallait du courage pour braver les S.S. et les politiciens berlinois.

Après la guerre, Schindler, visita l’état d’Israël 16 fois, et avant sa mort émis le vœu d’être enterré à Yérouchalaïm.

Schindler mérite notre reconnaissance, sa stature, son envergure et la qualité de son âme, s’élèvent et planent au-dessus des nains, déformés par les ondes médiatiques, qui à l’inverse de Schindler sont gouvernés par le souffle de la flatterie, de la vanité et de la bassesse. En créant Schindler, Dieu nous apprit qu’il en avait au moins un humaniste de différent.

(Notre source d'informations est un article de l'hebdomadaire "Michpaha" paru le 02/09/2010)

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