Paracha Dévarim

« Ce sont là les paroles que Moche adressa à tout Israël… », ainsi commence notre paracha, et Moche poursuit, prononçant un discours moralisateur que soulignent ses remontrances comme lui a prescrit H KB’’H, « …Que Moche redit aux enfants d’Israël tout ce que HaChem lui avait ordonné à leur égard ».D’ailleurs, ce cinquième livre se nomme aussi « Michné Tora », c'est-à-dire, double Tora, car il y a dans ce livre de nombreux commandements sur lesquels Moche revient pour la deuxième fois.

 

«… Les dictées de la morale un gage de vie ». (Séfer Michlei, 6-23 )

Moché énumère dès l’introduction de son discours, plusieurs noms de lieux :

« …Dans la plaine en face de Souf, entre Pharan et Tofel, Lavan,  Hacéroth et Di-Zahab », et lorsque nous essayons de nous souvenir où se trouvent ces divers endroits, nous ne trouvons aucun indice dans les quatre précédents livres qui ont précédés.    

En effet, ces noms ne sont pas des noms de lieux, mais des allusions et des sous entendus détournés, afin de rappeler aux enfants d’Israël des fautes commises durant leur séjour dans le désert, comme par exemple, l’idole en or qu’ils fabriquèrent, ou la querelle qui opposa Korah et Moche.

Moché,  prévenu que sa fin est proche, voulut créer un sentiment de repentir parmi son peuple, et apprend aux générations futures qu’il est parfois utile de reprocher à autrui ses actes négatifs, sans dégrader le besoin naturel de respect que chacun éprouve, avec patience et délicatesse, dans l’espoir de provoquer un désir sincère de s’améliorer et de revenir à la vraie foi.

Cependant, de même que Moché fut un guide spirituel empreint d’amour et de tolérance envers ses frères, et les servit avec abnégation, défiant Paro et brisant les chaines de l’esclavage en Egypte, priant et suppliant HaChem de ne pas les anéantir, descendant la manne du ciel, subissant souvent la colère des meneurs indisciplinés… seul un homme dont l’unique dessein est d’apporter un changement constructif et une orientation plus conforme aux spécificités authentiquement juives, et dont les mobiles sont sincères et désintéressés,  peut susciter une prise de conscience profonde et positive, et nous permettre de corriger nos erreurs, même au prix de remords parfois un peu gênants.

Tiré du livre Tora LaTachba’’R

 

 

«  Consolez, consolez mon peuple…Parlez au cœur de Yérouchalaim…Qu’elle a reçu de la main d’HaChem double peine pour toutes ses fautes ».( Yéchaya, 40-1,2,3 ).

 

Le séfer Midrach Yalkout Chimoni (Néviim et aharonim ) explique : de même qu’ils fautèrent deux fois, ils furent frappés deux fois, et ils furent doublement consolés : «  Yérouchalaim a commis un péché ( en hébreu a péché un péché ) » ( Eikha, 1-8 ), « …Elle a reçu double peine pour toute ses fautes »( Yéchaya, 40-2 ).

Le concept de double peine est difficile à comprendre, voici un exemple qui peut nous aider à l’éclaircir, si un bon élève commet une faute dans un devoir et que le professeur demande à un autre élève bien moins doué de le corriger, certainement l’élève studieux souffrira doublement, de l’erreur qu’il a commise qui le vexe dans son amour propre, et de l’humiliation d’être repris par un cancre, comme il est écrit, « Plus nombreux que les cheveux de ma tête sont ceux qui me haïssent pour rien… » (Téhilim 69-5 ).

Un autre exemple, un père avait deux fils, l’un s’enivra dans un cabaret, le second fit l’idiot, monta sur une table et en tomba, le père prit cela durement et les punit, puis voulu se réconcilier avec eux. A l’un il donna une pièce d’argent en lui disant, toi tu t’es amusé somme toute en mangeant et buvant plus que la raison, et à l’autre il remis deux pièces d’argent, exprimant son regret de l’avoir puni après qu’il est souffert de sa chute.

C’est pourquoi il écrit « Consolez, consolez mon peuple, car ils ont été punis deux fois, en plus des souffrances infligées par le châtiment, Yérouchalaim a du subir les souffrances engendrées par la faute elle –même.

A ce sujet les savants du Talmud ont dit que où se tenaient ceux qui se sont repentis, les tsadikim ne peuvent se tenir, parce qu’ils ont été rudoyés à cause de leurs égarements, et ensuite sur le chemin du retour vers HaChem en rencontrant alors beaucoup de difficultés et d’obstacles. Mais les tsadikim par contre ont toujours ressentis une grande joie à pratiquer, « Je me réjouis de tes paroles comme celui qui trouve un riche butin »( Téhilim, 119-162 )

Tiré du livre, Le Midrach, Le Maguid, Et La Parabole.

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×