Paracha Ki Tavo

« Tu prendras des prémices de tous les fruits de la terre, que tu récoltera dans ton pays… » (Dévarim, 26-2).

D’après le traité d’études talmudiques, ‘Baba Batra’( 81-a), ce verset vient restreindre ou exclure les fruits qui se cultivent ailleurs, et nous apprend que seuls les fruits qui poussent sur la terre d’Israël peuvent être offerts aux cohanim du Beit HaMikdach. Cette interprétation est exacte, mais nous devons nous demander si cette précision était tant nécessaire, puisque qu’un autre traité, ‘Qédochim’ (30-b), nous a déjà enseigné que tous les commandements relatifs à la terre d’Israël, ne seront considérés comme valides que lorsqu’ils seront exécutés sur la terre d’Israël.

Il fallait pourtant rajouter cette information, car il est écrit : « Les prémices nouvelles de ton sol, tu les apporteras dans la maison d’HaChem, ton Dieu. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. » (Chémot, 23-19), et nous aurions pu établir une association entre les prémices et la viande dans le lait, qui est une loi en rapport avec les obligations du corps, il y avait donc un risque que cette confusion nous amène à penser que comme l’interdiction de cuire, de manger et de tirer profit, de la viande mélangée à du lait, est une interdiction qui doit être respectée dans n’importe quel endroit, il en est de même en ce qui concerne les prémices.

« Tu prendras des prémices de tous les fruits de la terre, que tu récolteras… » (Dévarim, 26-2).

En dépit du fait que nous sommes contraints à n’apporter que les premiers fruits qui appartiennent qu'aux sept espèces définies par la Tora ( Michna Bickourim, Chapitre1- M.3), c'est-à-dire, le blé, l’orge, les raisins, les figues, les grenades, les olives et les dattes, Rabbi Eliézer exprime une thèse différente qui figure dans le traité ‘Houlin’ (120-b), « Celui qui désire offrir d’autres fruits en dehors des sept sortes autorisées, peut le faire ». Cette opinion est basée sur une querelle entre Rabbi Chimon Ben Nanass qui soutient que l’on peut décorer les corbeilles à l’aide de fruits supplémentaires qui ne sont pas classés parmi les sept espèces citées plus haut, et Rabbi Akiva qui lui rétorque que c’est impossible (Bickourim, Ch.3, M.9). On a ici la preuve qu’il y avait alors un avis en faveur de l’élargissement du choix des espèces qui pouvait être amenées aux cohanim, du moins en ce qui concerne la décoration des paniers.

( Exrait et traduit du livre’ Peirouch HaR’’N )

« Béni seras-tu à ton arrivée, béni seras-tu à ton départ ! » (Dévarim, 28-6)

Le livre ‘ Micktav Lé Hizquiyou nous convie à comprendre la distinction que l’on peut faire entre deux explications , qui à première vue sont identiques :

Il est écrit dans le Midrach Rabba (Ch.7-5), L’un dit (peut-être Rabbi yéhouda bar Shimon), ‘à ton arrivée’, quand tu parviendras dans ce monde, ‘à ton départ’, quand tu quitteras ce monde. Rabbi Béchya illustre ce verset et l’interprète, en s’aidant d’un autre verset : « Il est un temps pour naître et un temps pour mourir » (Kohélet, 3-2), (lire la suite de ce Midrach et Etz Yosef sur ce sujet). Pourquoi, Le Midrach nous présente t-’il ces deux commentaires sous la forme d’une dispute, leurs commentaires sont pourtant semblables ?

Voici ce que rabbi Hizquiyou Perètz en déduit : Le Talmoud ( Brachotte,34-b), traite ce sujet et soumet à notre réflexion, le conflit qui oppose Rabbi Abbaou et Rabbi Yohanan, Rabbi Abbaou pense que, où les pénitents se tiennent ( dans le monde futur ), les stadikim ne peuvent les rejoindre, ce qui revient à dire que le niveau des pénitents, de ceux qui sont revenus entièrement vers Dieu, est plus élevé que celui des stadikim, et Rabbi yohanan pense qu’au contraire le mérite des tsadikim sera toujours plus grand que celui des pénitents.

Le sage, dont le nom n’est pas clairement mentionné, pense comme Rabbi Abbaou et remarque que s’il est écrit, « Béni seras-tu à ton arrivée, béni seras-tu à ton départ », l’intention de la Tora est d’insister sur la bénédiction qui accompagne la sortie, est de nous apprendre que si la personne commet des infractions au cours de sa vie et s’en repend, elle recevra dans ce cas une grande bénédiction, car son retour à Dieu est d’une valeur sans comparaison, et rabbi Béchya plus inluencé par rabbi Yohanan suggère que les mérites des stadikim est bien supérieur à celui des pénitents, ce que le verset de Kohélet démontre, « …Un temps pour naître…Un temps pour mourir… », il est impératif qu’au moment où la personne décède, elle soit pure de tous péchés, tels nos vénérables maîtres, et ainsi qu’elle l’était en venant au monde, sans tâche. Cet effort considérable et permanent lui vaut une récompense plus élevée que les pénitents, qui en tout état de cause ont chutés quelque part.

Chabbat Chalom.       

                              

 

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