Paracha Ki Tètsé

jericho.jpg« Quand tu sortiras en corps d’armée contre tes ennemis, garde-toi de toute action mauvaise. » (Dévarim, 23-10)

 

Lorsque, je me suis adressé au public à l’occasion de la fête de la nouvelle année, Roch Hachana, j’ai enseigné en me référant à la morale, que durant ces jours, il faut prêter attention à la différence entre en grand tsadik, et un  simple tsadik, car cet écart est fonction du niveau  de sa crainte, c’est à dire sa crainte de commettre une faute, ainsi que nous le précise le Traité ‘Chabbat’, (31-b) : Levons-nous devant lui, c’est un homme qui redoute de commettre une faute… Pourtant, faut-il en conclure que les autres sages n’avaient pas les mêmes scrupules ?

Que dieu nous préserve de penser ainsi ! Cependant, il existe une nuance, et il s’agit ici de la manière dont chacun évalue ses fautes par rapport à sa dévotion. Plus sa crainte du ciel est grande, plus le juste estime qu’une infraction légère équivaut une lourde faute, et à l’inverse, une personnalité de moindre envergure considérera de graves fautes comme de petites entorses à la loi. Toutefois, cette distinction ne concerne que les périodes ordinaires, par contre à l’approche du jugement et du verdict, nous sommes tous contraints de ressentir autant de crainte pour nos fautes graves ou légères.

 

Un étranger vint habiter dans une ville où il ne possédait ni famille, ni connaissance. Le monde l’effrayait, à l’exception des gens pauvres qui semblaient  peu l’intimider, en raison de leur indigence et de leur manque de pouvoir.

Un jour, il se querella avec quelqu’un et le poursuivi en justice. Durant le procès, il fit preuve de beaucoup de démagogie devant les riches et les pauvres, en se disant : « Ce pas grand-chose peut aussi rajouter sa voix à celles de mes adversaires et me faire condamner, autant gagner son amitié ».

 

Le mois de Tichri est placé sous le signe de la balance sur laquelle vont être pesés nos mérites et nos fautes ; en conséquence un acte insignifiant peut contribuer à faire pencher le plateau et justifier une condamnation, et c’est l’interprétation de notre verset : « Quand tu sortiras en corps d’armée…Garde-toi de toute mauvaise action », et dans cet esprit, il est également écrit : « Pourquoi m’exposerais-je à avoir peur aux jours du malheur ? Le péché de mes talons m’entoure. » (Téhélim, 49-6), qui est une allusion au jour du jugement, et aux fautes légères qui risquent de compter autant que des fautes importantes.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michelei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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