Paracha Reéh

jericho.jpg« Voyez, je mets devant vous aujourd’hui la bénédiction et la malédiction… » (Dévarim, 11-26)

 

Paracha Netsavim, il est écrit : « Vois, je mets devant toi aujourd’hui la vie avec le bien, la mort avec le mal. » (Dévarim, 30-15), puis, « J’en atteste sur vous aujourd’hui le ciel et la terre, j’ai placé devant vous la vie et la mort, le bonheur et la calamité ; choisis la vie et tu vivras, toi et ta postérité. » (Dévarim, 30-19).

Il est mis, ici, l’accent sur le libre arbitre et sur la force de décision que possède l’homme de choisir entre le bien et le mal, entre les commandements et les transgressions, entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Ces deux extrêmes s’opposent de manière égale en ce monde, et il est possible de se tromper et de confondre parfois le mal et le bien, en conséquence HaChem nous ordonne : « …Choisis la vie… » nous prévenant ainsi d’élire la vérité afin de ne pas s’égarer.

 

En analysant ce commandement (« … Choisis la vie… »), il ressort  que le poids du bien et du mal est identique, et que nous devons simplement choisir le chemin de la vérité, car si l’un des cotés semblait préférable à l’autre, il n’y aurait pas de libre arbitre, mais une obligation naturelle, puisque en général le monde décide de se tourner vers ses préférences.

 

Pourtant, il est capital de comprendre dans quelle mesure le bien et le mal se partagent équitablement leur puissance, et il apparait à l’inverse que souvent l’attrait du mal dépasse largement celui du bien :

 

-       Le bien et le mal se reconnaissent dans le combat que se livrent le corps et l’esprit (l’âme). L’esprit est attiré par l’observation des commandements, et le corps est passionné par les plaisirs que lui offre le monde, et il est évident que le corps qui complètement empreint de ce monde domine l’âme qui n’est qu’une étrangère venue de très haut dans le firmament, et que donc, l’équilibre des forces n’est pas équivalent !

 

-      Le corps est amené à accomplir de nombreuses activités et se renforce chaque jour au       

             travers de ces opérations, ce qui l’incline à s’implanter solidement dans le monde. 

             par contre, l’âme, dont les occupations sont nettement moindres, n’a presque pas les

             moyens de rester solide !

 

-       Chaque nourrisson est gouverné par le mauvais penchant jusqu’à l’âge de treize ans,

                   ce qui cause un préjudice au bon penchant, l’empêche d’annihiler les appétits du corps et l’éloigne de la Tora et des commandements, tandis que le monde s’ingénie toujours davantage à aider plus le corps que l’esprit !

 

En fait ces questions ne sont pas embarrassantes, et le livre ‘Hovat Halévavotes’ explique facilement que la Tora nourrit à la fois le corps et l’âme, ce qui implique que l’âme ressent une appartenance avec ce monde-ci, et qu’elle est également affairée en fonction de ce que lui dicte la Tora. Quand au nourrisson, s’il est élevé selon les principes de la Tora, il peut vaincre ses instincts.

 

Concrètement, il n’existe des choses concernant le corps et des choses concernant l’esprit, et seulement en apparence le corps semble favorisé par rapport à l’âme. Réellement, il y a une unique chose, et c’est ce monde « … Droites sont les voies d’HaChem, les justes y marchent fermes, les pécheurs y trébuchent. » ( Hochéa, 14-10). L’épreuve consiste à définir ou à savoir se conduire en fonction des besoins du corps et de la Tora. Tout ce qu’HaChem a crée, il l’a crée pour sa gloire, et le libre arbitre permet de déterminer comment utiliser ce qui a été mis à notre disposition.

Par exemple, citons le cas de deux personnes qui consomment la même sorte de nourriture, l’un reçoit une récompense, et le second une punition. Celui qui a mangé de la viande cacher en prononçant les bénédictions adéquates obtient une récompense, et celui qui a mangé de la viande impure est puni, alors qu’ils ont consommé un met qui a un gout semblable.

La réalisation d’un désir dans le cadre de ce qui est permis, en remplissant la volonté d’HaChem, génère une récompense, tandis que la satisfaction d’un plaisir dans des conditions interdites entraine une sanction.

 

En conclusion, nous pouvons affirmer que la Tora n’est pas qu’un enseignement, elle est aussi l’expression de la vie, et toutes les activités répétées du corps doivent être conditionnées et se régulariser dans le sens que la Tora l’exige, ce qui sans nul doute nous apportera le bonheur.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Vayiomer Yéhuda’)

 

Chabbat Chalom !

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