Paracha Vayélekh

jericho.jpg« Soyez forts et vaillants !... » (Dévarim, 31-6)

 

Lorsque Moché encourage Yéhochoua et le peuple à conquérir la terre d’Israël, il leur dit :  « Soyez forts et vaillants !... » De même à plusieurs reprises, quand il s’agit d’une future bataille, il est écrit : « Soyez forts et vaillants… ».

 

Pourtant dans le livre ‘Yéhochoua’ (1-7), en ce qui concerne le renforcement de l’étude de la Tora, HaChem utilise les termes suivants : « Mais sois ferme et bien résolu en t’appliquant à agir conformément à toute la doctrine… ». Puis, reprenant le sujet de la guerre, HaChem de nouveau ordonne à Yéchoua : « Oui, je te le recommande, sois fort et résolu, sans peur et sans faiblesse !... » (1-9), s’abstenant de souligner son exhortation par le mot ‘bien’ (méod).

 

Cette nuance s’explique ainsi : le combat contre le S… et le mauvais penchant (les mauvais instincts) dans le domaine de l’étude de la Tora est beaucoup plus dur que la lutte physique avec des puissances ennemies sur le terrain. La rivalité qui oppose les deux forces contradictoires de l’homme nécessite une vigueur et un courage nettement supérieur à ce qu’exigent de leurs soldats des nations en conflit.

 

Toute personne habituée à s’assoir jour après jour entre les murs de la maison d’étude peut témoigner des difficultés et de l’énergie immense qu’il doit fournir pour continuer à apprendre des sujets ardus alors qu’autour de lui rode un ennemi perfide qui n’a pas son semblable.

 

D’un autre coté, celui qui se dispense de se livrer à l’étude de la Tora et ne s’oppose à son mauvais penchant, certainement se trouve t’il pieds et poings liés devant toutes sortes d’attractions nuisibles, car comme le Traité ‘Brakhote’ (17-a) le rapporte : les femmes quels sont leurs mérites ? Réponse, leurs mérites consistent dans le fait qu’elles envoient leurs jeunes enfants chez le Rabbi étudier la Tora, et qu’elles envoient leurs époux dans les maisons d’étude, supportant parfois l’absence de ceux qui étudient dans des villes lointaines (Rachi). Cependant, la question de la ‘Guémara’ est étrange, n’ont-elles pas simplement le mérite et la récompense de tous les commandements qu’elles observent !?

Le Gaon de Vilna et le rédacteur du livre ‘Yarot Dvach’ précisent qu’il n’y a pas de promesse de monde futur, ou alors juste en fonction du mérite de la Tora, et puisque les femmes n’apprennent pas la Tora, Rav se pose la question de savoir quels seront leurs mérites. La réponse est qu’en aidant leurs fils et leurs maris à étudier, elles obtiennent elles aussi le mérite de la Tora.

 

En conclusion il est clair qu’il est impossible de vaincre nos vilains instincts, ou seulement en se servant des forces de la Tora comme nos sages nous l’ont enseigné, Traité ‘Kidouchin’ (30-b) « J’ai crée le mauvais penchant, j’ai crée la Tora qui est son condiment (épice).

 

(Extrait et traduit du livre ‘Aleinou Léchabéakh’)

 

Chabbat Chalom !

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