Paracha Vayelekh.

 

« Puis Moché alla adresser les paroles suivantes…J’ai cent vingt ans aujourd’hui… » (Dévarim, 31-1,2).

Le livre Or Hahaïm se demande où Moché se dirigea t-il ? Et au nom de plusieurs commentateurs, nous invite à réfléchir :

Le grand traducteur de la Tora, Yonatan Ben Ouzièl propose de résoudre ce silence de l'écriture sur la direction que prit Moché, en analysant les mots : « Alla adresser les paroles… », Il en conclut qu’il se rendit dans sa maison d’études, encourager les gens présents, avant sa mort…

Le Ramban et Rabeinou Béhayé penchent vers une solution différente, Moché alla visiter ses frères au camp des Lévi, afin d'en prendre congé et de les consoler de son futur départ…

Quoi qu’il en soit, Or Hahaïm, avoue humblement qu’il n’est pas en notre pouvoir de déterminer exactement ce que fit Moché, et cette question reste suspendue. Mais l’expression « …Adresser les paroles… », témoigne de la force et la sérénité mentale de Moché, qui avant son inhumation nous délivre ses ultimes recommandations qui nous sont contées, dans ces derniers chapitres.

Un autre point l’intrigue, comment sut Moché qu’il venait de remplir les jours qui lui avaient été accordé, le Talmoud (traité Chabbat, 30, a) ne nous spécifie t-il pas, que l’on n’informe pas la personne de combien d’années et de jours elle vivra ?

Selon Or Hahaïm, dans le sépher Hazoar, se trouve la solution de cette énigme. Nos sages en effet, firent remarquer, que l’âme d’un homme quarante jours avant sa mort se détache déjà de son corps comme il est écrit dans la Méguila ‘Chir Hachirim’ : « Avant que fraîchisse le jour et s’effacent les ombres, je me dirigerai vers le mont de la myrrhe, vers la colline de l’encens. », s'élève et monte visiter la place qui lui est réservée dans les nuées. Cette préparation n’est qu'un mystère pour le commun des mortels qui ne se souviendra peut-être même pas de son nom lors de sa mort... en tout cas, c’est ce que le Roi Chlomo prédit : «… le nom des méchants… » ( Michelei, 10-7). Naturellement, il n’y a pas de 'méchants' au sein du peuple d’Israël…mais il y a par contre, des niveaux différents de perfection…

Voici la lecture originale qu’Or Hahaïm fait de : « Puis Moché alla… », l’esprit vital qui l’animait, qui se nommait Moché, partit quand il ressentit sa fin prochaine, « J’ai cent vingt ans aujourd’hui… » Ce jour là arriva quarante jours plus tard et marqua le terme de ses jours (traité Roch Hachana, 11).

Nous pouvons toujours questionner, et comment sut-il, que précisément ce jour-ci, il devait décéder ?

Le livre 'Mésiah Ilmime', à ce sujet, affirme en se référant au traité Roch Hachana (10-b) que le K’B’Hou : mesure exactement le compte des jours des tsadikim, au jour prêt, et le mot 'aujourd’hui', qu’il n’était pas indispensable d’inclure dans la phrase : « …Cent vingt ans aujourd’hui… », confirme cette tradition qui ne s’applique qu’aux âmes immenses, telles celles de nos pères, Avraham et Yaacov, qui naquirent au mois de Tichrei et moururent au mois de Tichrei, ou d’après, une autre opinion naquirent au mois de Nissan et moururent au moi de Nissan.

 

Chabbat Chalom !

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