Parachat Kitetsé

" Quand tu partiras en guerre contre tes ennemis,…et que tu feras des prisonniers;" (Dévarim, 21-10).

Il faut s'interroger,  pourquoi la Tora a t'elle eut besoin de nous donner autant de précisions, car il aurait été plus simple de dire: " Si tu vois parmi les prisonniers…" De même, à partir du moment où la Tora mentionne: " Quand tu partiras en guerre…", il n'était pas vraiment utile de rajouter: "Contre tes ennemis…", ce qui est déjà parfaitement évident.

Peu-être, parce que, comme la Tora vient autoriser "une femme de belle figure…", étrangère à notre peuple, et de surcroit, à cause des dangers spécifiques que la guerre induit, des nourritures interdites en temps normal, tel le bacon ( voir le Traité du talmoud 'Houlin', page 16-a ), elle s'est d'avantage inquiétée que ces permissions spéciales conduiraient les soldats à tenter de jouir et de profiter de ce qui est interdit, et donc, elle nous a avertit et posé ses conditions: " Quand tu partiras en guerre…", que ce départ ait pour but de te venger de tes ennemis, qui sont aussi les ennemis de notre Dieu, ainsi que le Roi David le proclame: " A coup sûr, je déteste ceux qui te haïssent…, Je leur ai voué une haine infinie, je les considère comme mes ennemis." ( Sefer Tehilim, 139-21,22 ), seul cet objectif doit guider tes pas au combat, et si tu agis dans ce noble but, HaChem te livreras des prisonniers, mais dans un cas différent, rien ne prouve que tu réussiras.

(Extrait et traduit du livre " Or Ha Haim")

 

" Si tu remarques, dans cette prise, une femme de belle figure…, et que tu veuilles la prendre…"

Rachi commente: " Et que tu veuilles la prendre", la Tora s'est exprimée contre le mauvais penchant, car si elle ne permettait pas cette union normalement interdite, le soldat victorieux dans l'excitation du danger fera sienne cette belle prise, en enfreignant la loi…, puis il précise: " une femme", même l'épouse d'un ennemi…

Il aurait été plus logique de nous fournir ces explications dans le bon sens, selon l'ordre du texte: "...Une femme... Et que tu veuilles la prendre..."

C'est vrai que Rachi a coutume de donner la définition du mot toujours à la fin, mais il semble cette fois qu'il voulut également répondre a une réfutation possible à ce qu'il a affirmé à propos de la Tora qui autorise de prendre cette femme afin de lier le mauvais penchant, qui sournoisement  tentera de séduire le pauvre soldat. En effet, il serait facile de démonter ses arguments et de s'exclamer, ou est le problème ? S'il lui vient l'envie de prendre une vierge, issue des peuples non- juif, il lui suffit de la convertir, quel interdit viole t-il ? Au contraire, cela est une très bonne action qui lui sera comptée, introduire des non-juifs à l'abri des ailes de la Checkina, est un geste positif et non une faute. Et comme nous le savons des vierges peuvent porter l'appellation 'femmes', "Et de toutes femmes…, Quand a celles qui, encore enfants, qui n'ont pas cohabité avec un homme…"

Voyant que la Tora utilise le mot 'femme' ( echet, et non icha ), cela a prouvé à Rachi que l'écriture a pensé aussi à une femme mariée, et qui peut prétendre que cela n'est pas interdit, il lui fallut en conséquence, au préalable, nous informer que la Tora a autorisé de la prendre, et de célébrer un mariage avec elle, pour contrarier les ruses du mauvais penchant et le mettre hors-jeu.

(Extrait et traduit du livre 'Karnei Raam')

Chabat Chalom

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×