Paracha Béhar

betail.jpg« … Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l’honneur d’HaChem. » (Vayikra, 25-2)

 

La Tora nous ordonne de cesser de travailler la terre tous les sept ans, et de lui donner un statut de propriété publique. L’objectif de ce commandement est de rappeler régulièrement à l’homme qu’il n’est pas le véritable possesseur du terrain, et qu’il n’est en fait qu’une sorte de métayer, et que le maître authentique des domaines est HaChem.

Outre ce message, il ya ici un autre élément que nous apprenons de ce commandement : L’homme extrait son pain de la terre, et par ricochet serait tenté d’imaginer que sa prospérité est issue de la terre elle-même, et non d’HaChem ; en réponse, la Tora nous enseigne : « Et si vous dîtes : Qu’aurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes ? Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu’elle produira la récolte de trois années. » (Vayikra, 25-20, 21), c'est-à-dire que la Tora s’engage à ce que tous les sept ans, la production soit si fructueuse, qu’elle pourra suffire pour la septième et huitième année.

 

Cependant, cette affirmation induit une question : Si la récolte de la sixième année est comparable à celle de trois années, pourquoi les bnei Israël sont ils tant inquiets, de leurs propres yeux, ils constateront la véracité de la promesse d’HaChem ?

 

Le livre ‘Hacli Yakar’ affirme que la bénédiction n’est effective qu’au niveau de la qualité de la récolte, au dépend de la quantité, et qu’il faut comprendre son impact ainsi : le peuple consommera moins et pourtant il sera rassasié, et donc, ce manque apparent est susceptible de créer un doute auprès du peuple qui ne s’apercevra de suite de la valeur de la bénédiction,  craindra de souffrir de la faim. Toutefois, cette interprétation soulève aussi une interrogation :

Pourquoi HaChem dissimule t’il sa bénédiction, au point de ne la rendre efficace que dans ses effets, et ne glorifie t’il pas son nom, en rendant la récolte vraiment importante et visible aux yeux du monde entier ?

 

Il semble qu’Hachem, ne désire pas nous éblouir à l’aide d’un prodige, à l’inverse, il souhaite davantage que ce discret miracle se réalise en parallèle avec notre confiance, et notre capacité à aborder cette épreuve. L’année chabbatique doit nous révéler intimement que lui seul nous nourrit, et une récolte abondante rendrait les choses trop faciles, si bien que nous n’aurions plus aucune difficulté à exécuter son ordre, en conséquence, il offre une bénédiction que seuls ceux qui surmonterons leur peur découvrirons.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site