Paracha Béhar

Vaykra« La terre ne sera pas vendue définitivement, car la terre est à moi, vous êtes des étrangers et des résidents avec moi. » (Vayikra, 25-23)

 

Il est de notre devoir d’éclaircir ces deux notions qui se contredisent, bien qu’elles soient juxtaposées : Un étranger n’est pas un résident, et un résident n’est pas un étranger. De même, il faut ici comprendre les propos d’Avraham : « Je suis un étranger et un résident parmi vous… » (Béréchit, 23-4) et l’interprétation que nos sages ont adoptée (Béréchit Rabba, 58-6) : Si vous le voulez, je suis un étranger, sinon, je suis le maître de maison … Ainsi qu’Hachem lui a promis : « Je t’ai donné cette terre à toi et à ta descendance… » (Béréchit, 17-8). Il est également nécessaire d’examiner comment la volonté des habitants peut elle s’exprimer, c'est-à-dire comment peuvent-ils choisir qu’Avraham soit ou étranger ou un résident ?

 

Une personne qui possédait une splendide propriété décida de partir s’installer dans une autre ville, et fit don de sa maison à quelqu’un en l’obligeant par écrit à ne jamais se montrer insolent. Ils signèrent les conditions, le nouveau propriétaire reçut les clés et le contrat, et le donateur s’en alla. Après plusieurs années, il décida de revenir et s’installa dans son ancienne maison une semaine, deux semaines, trois semaines… jusqu’à ce que le nouveau propriétaire se mi en tête de le chasser. Ils se disputèrent gravement, et leur querelle se termina dans la salle d’audience du tribunal. Le juge exigea la preuve que la maison appartenait bien à celui qui l’habitait, puis il lut attentivement le document, et conclut qu’il devait rendre cette maison à son propriétaire originel, car il avait entravé délibérément les conditions de la transaction, en se montrant d’une insolence rare envers une personne qui lui avait offert un immense cadeau, et en compensation, celui-ci le traitait presque comme un voleur, et menaçait de le jeter dehors sans aucun remord.

 

Hachem donna la terre d’Israël à Avraham, mais il permit aux Cananéens de l’occuper pour le moment : « La quatrième génération reviendra ici, parce qu’alors la perversité de l’Armorréen sera complète. » (Béréchit, 15-16). En conséquence, Avraham à juste titre proposa : « Je ne demande que l’emplacement d’une tombe, si vous acceptez, vous êtes des gens vertueux, et je ne suis qu’un étranger, mais si vous refusez, vous êtes des insolents, et cela complète votre perversité, et je deviens le maître de maison ».

Il est important de saisir que l’homme n’est qu’un hôte de passage sur la terre, un invité, comme il est écrit : « Je suis un étranger sur la terre… » (Téhélim, 119-19). « La terre ne sera pas vendue définitivement… » signifie, bien que je vous ait placé dans ce monde, ce n’est pas une raison pour y consacrer en permanence toute votre énergie, telle une personne qui se trouve chez soi, « …Car vous êtes des étrangers et des résidents avec moi. », entres-nous, l’un est étranger et l’autre résident, et lorsque nous nous conduisons comme des étrangers sur la terre, Hachem sera résident et sa Tora deviendra essentielle, mais si nous décidons de nous installer, c’est lui qui deviendra un étranger à notre vie.

 

 

 (Extrait et traduit du libre ‘Michelei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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