Paracha Emor

123.jpg« …Parle aux cohanim… » (Vayikra, 21-1)

 

Voici une autre interprétation que le Midrach Rabba (Vayikra, 26-6) suggère : « …Dis aux cohanim… », ainsi qu’il est écrit : « La crainte de Dieu est pure ; elle subsiste à jamais… » (Téhélim, 19-10). Rabbi Lévi a dit : la crainte que manifestait Aaron devant HaChem lui a valu le mérite d’être honoré dans ce chapitre, lui, ses fils et leurs descendants jusqu’à la fin des générations. De qui s’agit-il ? De la paracha qui traite des lois qui concernent la mort.

 

Etonnant ! Pourquoi souligner avec tant d’admiration sa crainte de Dieu ? Et pourquoi ne lui a-t-elle pas valu plutôt de recevoir en hommage la paracha consacrée aux prélèvements et aux cadeaux dus aux cohanim ?

 

Il est possible que l’on puisse établir un rapport avec le verset suivant : « Mon alliance avec lui a été un gage de vie et de paix… », en effet Aaron faisait des efforts assidus pour que la paix règne parmi les bnei Israël, « …Je lui ai accordées comme condition de son respect et de sa crainte envers moi… » (Malakhi, 2-5), ce qui signifie d’après nos sages qu’Aaron a reçu les enseignements de la Tora dans la crainte, la ferveur, en tremblant de fièvre (Midrach Rabba, Vayikra, 3-6, ‘Ets Yossef’). De plus nos maîtres ont également rajouté que le niveau des grands d’Israël dépendait du niveau des bnei Israël.

 

Lorsqu’un ministre du roi remporte une bataille, toute l’armée y gagne de la considération, et le ministre aussi ; mais si l’armée est vaincue, le ministre sera aussi déchu aux yeux du roi.

Au temps de la présence des bnei Israël sur leur terre et du Beit Hamikdach, la situation exigea une monarchie, des chefs de tribus, des juges et des cohanim, mais quand le Temple fut détruit et le peuple exilé, il se sépara de ses cohanim, ses prophètes, ses princes et ses juges.

Analysons maintenant le statut des ministres salariés par le roi. Durant leur service, ils perçoivent logement, nourriture, uniformes, décorations et or ou argent ; mais s’ils quittent la maison du roi, ils doivent abandonner ces privilèges, sauf dans le cas d’un ministre riche qui s’est toujours entretenu lui-même.

 

En conséquence, il apparait à travers cet exemple, que le prestige des grands d’Israël dépend des bnei Israël. Après la disparition du Beit Hamikdach, l’obligation de donner des prélèvements aux cohanim a été annulée. C’est la raison qui fit qu’Aaron, dont la valeur était complètement indépendante de celle de sa génération, reçut en témoignage de la crainte qu’HaChem lui inspirait, la paracha qui lui interdit de se rendre impur au contact d’un mort.

« Mon alliance… Un gage de vie et de paix… » désigne la récompense en question : « …Dis aux cohanim de ne pas se souiller par le cadavre d’un mort de son peuple. », car « la vie  et la paix » sont le contraire de la mort. Et la pureté de sa crainte sans commune mesure avec celle de sa génération, rendit son alliance éternelle.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michlei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

 

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