Paracha Emor

betail.jpg« Voici les solennités d’HaChem, convocations saintes que vous célébrerez en leur saison. » (Vayikra, 23-4)

 

Pessah, Chavouôt, Roch HaChana, Yom Kippour, Soucot, ces fêtes n’ont été données que durant les mois d’été, du printemps à l’automne, au dépend des mois d’hiver. Pourquoi ? Il semble que les convocations d’HaChem sont des moments particuliers, exaltants et privilégiés, comme des parenthèses entre la routine et les tracas quotidiens, dont profitent tous les bnei Israël, chacun selon sa perception personnelle. Dans ce cas, pourquoi aurions-nous moins besoin de ces réjouissances pendant la période hivernale ?

 

Dés le début de l’été, l’homme découvre ses champs verdoyants, les épis de blé dressés, les arbres fleuris, et il peut alors cueillir, faucher, moissonner, vanner, remplir les pressoirs…jusqu’à l’automne… Sa jubilation et son optimisme élevé risquent sans nul doute alors de fausser sa juste compréhension des choses et dans son fort intérieur il est possible qu’il attribue sa réussite à son expérience, à sa ruse, à sa détermination, et qu’il éprouve une vive satisfaction qui fatalement conduira son cœur rassasié à s’éloigner du maître du monde. Afin de pallier ce jugement erroné et d’éviter au mauvais penchant de saisir une telle éventualité, l’Ecriture nous offre plusieurs célébrations dont l’influence spirituelle contiendra ces larges débordements.

 

L’hiver, cependant, est nettement moins propice à nourrir des sentiments d’orgueil, au contraire, à l’heure des semailles, l’agriculteur devient persuadé dur comme fer de l’existence d’HaChem, et se livre spontanément à de nombreuses prières pour qu’il attire la pluie sur ses vergers, qu’il retienne des froids brutaux, ou même des gelées inopportunes, et qu’il fasse croître une magnifique récolte. Et non seulement les paysans, mais également la majorité du peuple prie avec ferveur qu’HaChem préserve leur production des fléaux de la nature, car la différence des prix sur le marché au printemps prochain serait lourde de conséquences, et qu’il inonde les rivières et fasse déborder les puits de manière à ce que le prix de l’eau ne soit pas plus cher que celui de l’essence… (Tout dépend bien sur des régions où l’on se trouve)

 

Nos sages ont affirmé (Traité ‘Brakhot’, 59a) que Rabbi Yéochoua Ben Lévi a dit : « Les éclats de tonnerre ont été crées pour redresser les écarts tortueux du cœur. ».

Les températures glaciales de l’hiver, et les maladies qui en découlent contraignent aussi les hommes à fortifier leur croyance et à se rapprocher d’HaChem.

 

En résumé, nous observons que l’hiver se passe de la sainteté des célébrations puisqu’il contraint facilement l’homme à resserrer ses relations avec son créateur à l’aide de basses températures, des orages, et de toutes sortes de perturbations, tandis que l’été, gai, frivole, chaud et excentrique, outre l’abondance qu’il octroie, nous convie à des excursions, des promenades au bord de la mer, et donc à se vêtir légèrement, et inévitablement tente notre mauvais penchant vers les bords dangereux du précipice. Les fêtes sont des préventions et des remèdes qui viennent nous armer, nous purifier, et nous ramener dans le droit chemin.              

 

(Extrait et traduit d’après un texte du livre ‘VaYomer Yéhuda’)

 

Chabbat Chalom !

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