Paracha Kédochim

123.jpg« Parle à toute la communauté des enfants d’Israël et dis leur : Soyez saints ! Car je suis saint, moi HaChem, votre Dieu. » (Vayikra, 19-2)

 

 Juste une autre fois seulement, HaChem se tourne vers Moché, tandis qu’il ordonne de se procurer un agneau qui sera le sacrifice en l’honneur de Pessah, et utilise ces termes : « Parle à ‘toute’ la communauté d’Israël… » (Chémot, 12-3). Ce fut le premier commandement que reçurent les bnei israël, et certainement pour cette raison, HaChem  demande à Moché de s’adresser à ‘toute’ la communauté, mais en ce qui concerne l’ensemble des commandements, la Tora stipule : « Parle aux bnei Israël… ». Le discours de cette section est donc aussi très particulier puisque Moché est invité à parler à ‘toute’ la communauté.

 

Lorsque l’on réfléchit au commandement que contient notre paracha, il semble que la phrase : « … Et dis leur soyez saints, car je suis saint… » est comme le titre de la liste des commandements qui suivent, mais en approfondissant notre méditation, on s’aperçoit avec surprise, que presque tous ces commandements ont en commun, les affaires et les relations entre les personnes, et cela augmente notre étonnement, car que vient faire ici la sainteté, qui n’est liée qu’aux obligations de l’homme de s’affranchir de la superstition et de l’idolâtrie afin de se rapprocher de son créateur, alors que les règles de comportement entre les personnes ont une orientation sociale et n’ont pour objectif que de régir, organiser et optimiser ces rapports ?

 

 En conséquence, il nous faut en déduire que nous apprenons, en étudiant ce verset,  un fondement essentiel qui est une loi générale de la Tora, qui démontre que la Tora considère les échanges sociaux-économiques entre les personnes comme un domaine d’une importance primordiale, d’autant plus que durant son ascension spirituelle, l’homme est confronté perpétuellement à ce genre d’expériences.

 

Rabbi Akiva enseigne que ‘tu aimeras ton frère comme toi-même’ est un concept qui résume entièrement la Tora (Rachi, Vayikra, 19-18), Hillel l’ancien, également, en répondant au non-juif qui vint se convertir et voulait étudier toute la Tora sur une jambe, qu’il est interdit de faire à son prochain ce que nous n’aimerions pas qu’on nous fasse, témoigne qu’il partage l’opinion de Rabbi Akiva.

 

Nous nous souvenons aujourd’hui, qu’après Pessah, et jusqu’à Lag-Ba-Omer, sont morts vingt-quatre mille élèves de Rabbi Akiva ; pourquoi, ces sages illustres ont-ils été frappés ? En raison de leur conduite et du manque de respect les uns envers les autres !

 

En conclusion, « … Aime ton frère comme toi-même, je suis HaChem. » (Vayikra, 19-18), est la base qui soutient tous les commandements, en raison de « … Je suis HaChem. », je suis celui qui a crée l’homme à mon image, et cela vous oblige à honorer votre frère.

 

La meilleure preuve de ce que nous avançons se trouve dans le verset suivant : « Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez mes Chabbats … » (Vayikra, 19-3). En apparence, n’est- il pas naturel et logique de révérer ses parents, c’est un devoir que spontanément l’humanité s’applique à mettre en œuvre, pourtant que lisons-nous ensuite ? « … Et observez mes Chabbats … », un père peut il dire convaincre son fils de violer Chabbat ? L’Ecriture stipule : « … Observez mes Chabbats… », l’ordre de Dieu final est suprême et dépasse la compréhension naturelle et rationnelle du respect que nous devons à nos parents. 

 

(Extrait et traduit librement du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

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