Paracha Kédochim

« Que chacun craigne sa mère et son père, et observe mes chabbats ; je suis Hachem, votre Dieu. » (Vayikra, 19-3)

Ce verset soulève une question, l’honneur dû à son père et à sa mère est-il suprême au respect des lois de Chabbat ? Les enfants doivent-ils obéir suivre l’exemple de leurs parents qui violent Chabbat ?

Non ! Répond le Traité ‘Baba Métsiya’, 32-a (consulter également le Traité ‘Yévamot’, 6-a), car il est écrit « …Et observe mes chabbats ; je suis Hachem, votre Dieu. », tous, votre père et votre mère, et vous-même, êtes tenus à me révérer et à pratiquer mes commandements.

Trois amis décidèrent un beau jour de se rendre dans un pays étranger pour y apprendre de nouvelles sciences. Ils se séparèrent et se promirent de se rencontrer

l’année prochaine afin de comparer ce qu’ils avaient appris.

Douze mois plus tard, comme convenu, ils se retrouvèrent, et se montrèrent leurs découvertes. L’un avait en sa possession un miroir extraordinaire qui permettait de voir à grande distance, l’autre conduisait un carrosse rapide comme l’éclair, et le troisième possédait un baume miraculeux. Ils parcoururent ensemble quelques milles, puis entrèrent se reposer dans une auberge. Celui qui détenait le miroir voulut l’expérimenter et prouver à ses camarades son pouvoir. Soudain, ils découvrirent l’image de la fille d’un roi d’une nation éloignée, alitée et souffrante. Ils convinrent de lui apporter le remède magique, en voyageant à bord du puissant carrosse. Arrivés à destination, ils firent respirer à la princesse un peu de l’essence du baume et elle guérit instantanément.

Pout les remercier, le roi voulut donner la main de sa fille à l’un d’entres-eux. Mais lequel ? Ils commencèrent à se disputer, en vantant les vertus particulières et supérieures évidentes de leurs inventions, exigeant en priorité le privilège de se marier avec la princesse. Les entendant débattre, celle-ci jugea avec sagesse qu’ils avaient tous le même mérite, en effet sans le miroir, ils n’auraient pu se douter de sa maladie, et sans le carrosse, ils auraient mis de longs mois à parcourir les mers, et sans le baume, elle n’aurait pu se rétablir, portant aujourd’hui, si elle devait choisir, il lui paraissait naturel de préférer le baume en raison de sa santé fragile, l’étonnante capacité du miroir de consulter les horizons lointains, et de découvrir ce qui se passe à l’autre bout de la terre, elle n’en voyait pas l’utilité, et monter dans une voiture prodigieuse la laissait de marbre.

Nos sages ont enseigné qu’il y avait trois associés dans la création d’un homme, Hachem, son père et sa mère (Traité ‘Kidouchim’, 30-b). Par conséquent, qui faut-il craindre le plus ? Il est impossible de prétendre que sans l’un de ces partenaires, l’homme aurait pu exister, mais une fois l’enfant né, Hachem devient le plus important, car l’homme ne dépend plus que de lui pour se maintenir en vie et assurer sa subsistance, tandis que l’aide des parents reste secondaire et alléatoire.

C’est la réponse que la Guémara nous donne : « …Observe mes Chabbats, je suis Hachem … », qui est l’origine de tout ce qui vit, « …Votre Dieu. » dont l’influence maintient toujours, sans relâche, l’univers vivant.

(Extrait, traduit et adapté du livre ‘Micheley Yaacov’)

Chabbat chalom !

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