Paracha Metsora

« Voici la règle imposée au lépreux lorsqu’il redeviendra pur : il sera présenté au pontife. » (Vayikra, 15-2)

Nos sages ont commenté que les plaies lépreuses ne sont dues qu’à la médisance… Comme il est écrit : « ne permets pas à ta bouche de charger ta personne d’un péché… », ne permets à ta bouche d’émettre une parole qui meurtrira ta chair et dont ton corps souffrira, « …Et ne prétends pas devant le messager (de Dieu) qu’il y avait inadvertance de ta part… », car toutes tes paroles sont enregistrées et consignées dans le livre, « …Pourquoi Dieu devrait-il s’irriter au son de ta voix et ruiner l’œuvre de tes mains ? », ces mains et ce corps blessés par des plaies lépreuses (Kohélet, 5-5).

« …Lorsqu’il deviendra pur… », le jour où il souhaitera guérir, « … Il sera présenté au pontife », signifie qu’il n’y a pas de purification possible dans ce cas en dehors des directives du Cohen, or le lépreux ne peut se rendre chez le Cohen, et c’est donc le Cohen qui ira le visiter hors du camp (Vayikra, 15-3) « …Et constatera que la plaie de lèpre a quitté le lépreux. » (Rabbeynou Behayé)

« Quel est l’homme qui souhaite la vie… ? Préserve ta langue du mal et tes lèvres des discours perfides. » (Téhélim, 34-13)

Rabbi Yanaï entendit un jour la voix d’un colporteur en tournée dans son quartier, près de Tsypori, qui proclamait détenir une potion de vie. Il l’appela et lui demanda de lui rentrer chez lui et de lui vendre cette fabuleuse mixture. Le colporteur ouvrit son sac et sortit un livre de Téhilim et lui montra le verset « Quel est l’homme qui souhaite la vie… » Rabbi Yanaï se dit que le roi Chlomo a fait pratiquement la même promesse : « Mettre un frein à sa bouche et à sa langue, c’est se préserver de bien des tourments. » (Michley, 21-23)

En connaissance de cause, Moché a avertit les bnei Israël, « voici quelle sera la règle imposée au lépreux… ‘Zot tihyé Torat Metsora, Torat Hamotsy chem raa’… » (Midrach-Rabba, Par. Métsora, 16-2)

« Sur l’ordre du pontife, on apportera, pour l’homme à purifier, deux oiseaux vivants, du bois de cèdre (un morceau fin comme une branche), de l’écarlate (tissu de laine de couleur cramoisie, et cette couleur est produite par des vers), et de l’hysope. » (Vayikra, 15-4)

A l’appui de l’interprétation que nous avons évoquée, rachi explique ce verset en établissant une relation entre le bois de cèdre qui symbolise une nature hautaine, la médisance qui est l’une des conséquences de l’orgueil humain considérant les autres que lui comme négligeables, et l’écarlate dont la dominante est l’humilité. Et l’une des conditions qui agréera son sacrifice est qu’il rapetisse sa stature afin de se diminuer et de ressembler à un ver de terre. (‘Divrey David’)

Chabbat Chalom !

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