Paracha Tazria

123.jpg« S’il se forme sur la peau d’un homme une tumeur, ou une dartre ou une tache, pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse, il sera présenté à Aaron le grand Cohen, ou à l’un des Cohen parmi ses fils. » (Vayikra, 13-2)

 

Cette section de la semaine est essentiellement consacrée aux infections lépreuses qui affectent le corps humain, et la Tora décrit et détaille minutieusement les signes permettant au Cohen de détecter si l’affection selon son aspect est pure ou impure, et ordonne au Cohen, dans la situation ou le cas est déclaré impur, d’isoler la personne concernée durant sept jours.

 

Ces prescriptions sont étonnantes car au bout du compte, la lèpre est une maladie, et un homme malade doit se faire examiner par un médecin, pourquoi doit-il précisément se rendre chez le Cohen ?

 

L’Ecriture vient ici nous enseigner que contrairement aux apparences trompeuses qui semblent nous prouver que des altérations de la santé de l’homme sont dues à des faiblesses corporelles, en réalité toute maladie est due à un dérèglement de l’âme privée de ses forces spirituelles.

L’homme qui se voit touché par la lèpre a commis une faute grave que l’on appelle la médisance, est obligé d’aller chez le Cohen puisque « Les lèvres du Cohen conservent la science ; c’est de sa bouche qu’on réclame la doctrine, car il est un mandataire d’HaChem. » (Malakhi, 2-7).

En conséquence, il est fondamental de comprendre que la nature n’a pas d’influence sur le corps, et que seul HaChem provoque les maladies, les détériorations qui en résultent, et la guérison.

 

L’isolement et la séquestration du patient que la Tora commande au Cohen d’effectuer prête également à confusion. En effet, en général il paraît plus efficace à l’inverse d’encourager le malade à sortir prendre l’air dans les parcs, ou les jardins afin de renforcer son sang.

 

Pendant ces sept jours de retraite, le malade est incité à se repentir sincèrement de sa tendance à médire. Il est invité du fond de sa solitude à réfléchir, et à s’amender. Et si à la fin de la semaine, peu concerné par le remords, il reste sur ses positions, « … Si la plaie n’a pas fait de progrès… » l’isolement sera prolongé d’une autre semaine, et probablement qu’alors, le lépreux commencera à méditer ses erreurs…

HaChem évalue en fonction de nos actes le salaire et les récompenses, ou les punitions que nous méritons. L’isolement en apparence bizarre et contre les principes de la nature illustre et prouve qu’HaChem surveille personnellement nos actes et notre conduite et nous rétribue en fonction de notre aptitude à lui obéir.

 

(Extrait et traduit des livres ‘Chalom LéIsraël’ et ‘Aleinou LéChabéhakh’)

 

Chabat Chalom !

 

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