Paracha Vayikra

123.jpg« HaChem appela Moché … » (Vayikra, 1-1)

 

Le ‘Midrach Rabba’ (Vayikra, Chap.1-4) commente : « jadis tu parlas dans une vision à ton pieux serviteur… » (Téhilim, 89-20), il s’agit de Moché, comme il est dit : « Je lui parle face à face dans une claire apparition… » (Bémidbar, 12-8), et qui était de la tribu des lévi, comme il est dit : « … tes toumim et tes ourîm à ton pieux serviteur… » (Dévarim, 33-8). Tu disais : « …J’ai donné mon appui à un héros… » (Téhilim, 89-20), ce qui convient avec le sens des propos de rabbi Tankhoum bar Hanilaï : « Généralement, si un fardeau est difficile à porter seul, à deux c’est plus facile, et si à deux c’est difficile, à quatre c’est plus facile ; ce peut-il qu’un fardeau difficile à porter pour six cent mille personnes, soit facile pour une seule personne ? Israël se tenait devant le mont Sinaï et disait : « Mais que Dieu ne nous parle point, nous pourrions mourir. » (Chémot, 20-19), or Moché lui a entendu la voix et a vécut ». Sache que c’est ainsi, car cette voix n’a appelé qu’une seule personne, comme il est dit : « HaChem appela Moché… »

 

Ce Midrach semble évoquer  ce verset : « … Voici, moi-même je t’apparaîtrai au plus épais du nuage, afin que le peuple entende que c’est moi qui te parle, et qu’en toi ils aient foi à tout jamais… »Chémot, 19-9)

 

Un prince chérissait particulièrement un citadin d’une ville de son royaume et il s’entretenait ensemble dans de nombreuses langues.

Un jour qu’il était de passage dans cette ville, et que tous les habitants, dont son ami, venaient à sa rencontre, il leva les yeux et en l’apercevant s’adressa à lui dans la langue du pays.

L’homme fut surpris, et se demanda pourquoi, le prince n’avait pas choisi une langue étrangère pour lui parler, puisque ils en connaissaient tous deux beaucoup.

Le prince expliqua que de cette manière, il lui avait prouvé la profondeur de son attachement, car s’il s’était entretenu avec lui dans une autre langue que celle du pays, le peuple aurait ignoré leurs liens affectifs, et ils auraient pensé qu’il ignorait leur langue, et pour se faire comprendre lui parla à lui, mais maintenant, qu’il avait utilisé leur langage, et s’était adressé uniquement à son ami, tout le monde devinait combien il l’honorait.

 

Revenons à notre verset : « …Voici, moi-même, je t’apparaîtrai au plus épais du nuage… », en m’approchant de la lisière du monde, « …Afin que le peuple entende… », et constate que je te porte une attention particulière.

 

« Jadis tu parlas dans une vision à ton pieux serviteur… » La Midrach nous enseigne quelque chose de semblable. HaChem s’est adressé à Moché par la parole et par la vision, « Je lui parle face à face, dans une claire apparition et sans énigmes… », sans avoir recours à des prodiges inaccessibles à la nature humaine, mais en se révélant à chacun selon sa propre force : « La voix d’HaChem est dans la force… » (Téhélim, 29-4). Cependant, entre tous, Il n’appela que Moché, « HaChem appela Moché… «.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michlei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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