Paracha Bémidbar

Desert4

 

« … Bémidbar Sinaï… » (1-1)

 

Il est écrit (‘Midrach Rabba’, Bémidbar, 1-7) que seul celui qui parvient à se transformer en une sorte de désert pourra recevoir la sagesse (la Tora), et ces propos provoquent une objection, car il apparait plus haut (1-2) que les bnei Israël n’ont jamais manqué de quoi que ce soit durant leur séjour dans le Sinaï.

 

Pourtant, la raison de cette apparente contradiction est qu’ils firent comme s’ils étaient dépourvus de tout, et juste lorsqu’ils en éprouvaient la nécessité, afin d’étudier la Tora, ils obtenaient ce dont ils avaient besoin, mais pas dans le sens d’une acquisition qui engendre un sentiment de propriété, et ceci est la condition primordiale et l’unique moyen qui permet de mériter les lumières de la Tora, l’homme étant ce qu’il est, celui à qui appartient la plus petite parcelle de quelque chose est déjà harcelé par le désir d’en posséder le double,  et encore, il faut savoir que ce comportement ne procure jamais le bonheur, tandis que la conduite inverse, c'est-à-dire la capacité à se voir comme démuni, pourra faire qu’il se satisfera vraiment de son sort.  

 

Remarquons qu’auparavant, il y a environ quatre-vingt ans, les gens abandonnaient des appartements spacieux en Europe et ailleurs pour ‘monter’ en Israël et accéder au monde futur, aujourd’hui l’esprit a changé et chacun tient à conserver aussi ce monde ci.

 

 Une fois, Rabbi Yossef Halévi Solovitchki, le Rabbi de Brisk, se promenait dans les rues de Tel Aviv et s’aperçut que l’on construisait des tables et des bancs en pierres et d’autres futilités et s’exclama ; « Ce monde ici-bas est parfait pour les bons juifs… ».

Un professeur américain rentra un jour chez le Rabbi et en le quittant il ne put retenir son étonnement et sa stupéfaction de constater que malgré la disparition de l’entière famille du Rabbi durant le génocide de la seconde guerre mondiale, le Rabbi était si joyeux qu’il ressemblait à un prince parmi les plus grands aristocrates du monde.

 

Il est évident qu’il n’y a nulle contrainte à perdre sa famille, mais quand même, il faut se sentir dans la situation d’une personne ruinée, dépossédée de tout, six hommes se couvrent d’un Talit, c’est clair que l’on ne doit pas interpréter que six hommes ne doivent utiliser qu’un seul Talit, non, mais si c’est le cas, et qu’ils n’aient qu’un seul talit, cela devra leur suffire, et tant que nous aspirerons à obtenir plus, le fardeau de la vie sera plus lourd.

 

 

(Extrait et traduit du livtre ‘HaTora,Véhamitsvot’)

 

Chabbat Chalom !

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