Paracha Matot - Massei

 Parachat Matot              

  "Moché parla aux chefs des tribus des enfants d’Israël…"(Bémidba 30-2 ).

Selon le commentaire que nous livre ici, Rachi, la Tora s’adresse d’abord aux princes, puis au peuple, afin de nous apprendre qu’un vœu doit être annulé en priorité par un juge expert, et si il n’y en a pas, par au minimum trois hommes simples.

A ce propos, la tradition raconte qu’Iftah, promit au kadoch Barouh-Hou de lui offrir en sacrifice, la première créature qui sortira de sa demeure, s’il revient vainqueur de la bataille qu’il va livrer aux fil d’Amon(Juges 11-31),et qu'ensuite, il refusa de se rendre chez Pinhas, pour lui demander l’annulation de son vœu, prétextant que ce n'était pas convenable qu’un roi se rende chez un prophète ; Pinhas, à son tour, invoqua sa position de prophète et n'accepta pas d’aller chez Iftah. Lorsque Iftah revint après avoir battu les fils d’Amon, et rentra dans sa maison, sa fille unique se précipita à sa rencontre… Il déchira alors ses vêtements et cria son désespoir.

Pourquoi Pinhas, qui aurait du céder et se soumettre, car il s’agissait d’un cas de danger de mort, a-t’il agit ainsi ? le Rabbi de Gour, auteur du livre « Beit Israël », que sa mémoire soit bénie, a expliqué que le pouvoir spirituel du juge expert ne s’exerce pleinement, qu’à la condition que celui qui sollicite l’invalidation du vœu qu’il vient d’émettre, reconnaisse l’autorité intellectuelle et morale, du juge expert, et Pinhas vit qu’Iftah n’était pas prêt à faire cette démarche trop contraignante pour son honneur personnel, et compris qu’il ne pouvait agir.

Et dans cas pourquoi du ciel fut- t’il lui même puni ? Il semble que si Pinhas, en dépit de la résistance d’Iftah, avait accepté de se rendre  chez lui, faisant preuve d'humilité, il aurait ainsi conquis son cœur, et évité ce drame.

C’est une démontration de la force de nos sages, qui savent s’incliner devant la volonté d’hachem, et réussissent à influencer notre peuple en donnant un exemple de modestie authentique.

C’est ce que Rachi, insinue, lorsqu’il écrit, que la Tora s’adresse en premier lieu aux princes, pour que le peuple devine l’importance qu’HaChem leur accorde, et qu’il plie devant leurs décisions, et qu' en retour, les princes eux aussi, devront monter l'exemple, et honorer les commandements d’HaChem, car l'habitude du genre humain, lorsqu'il voit qu'une personne s’efface devant lui, comme docile, est d'être influencée par cette conduite, au point d’inverser complètement, certains de ses comportements orgueilleux d’une manière inattendue ('Aleinou Léchbéar').

Et HaChem parla ainsi à Moché : «Exerce sur les Madianimes le vengeance des enfants d’Israël… » Et Moché parla ainsi au peuple : «Mobilisez parmi vous des hommes pour combattre…Et exercez la vengeance de HaChem sur Midian ».(Bémidbar, 31-2,3)

Le 'Midrach -Rabba' (Bémidbar ) note une contradiction flagrante entre les ordres d’HaChem qui évoque la vengeance des fils d’Israël sur Midian, et les propos de Moché qui parle de la vengeance d’HaChem sur Midian ; le Kadoch Barour-Hou, explique, que le châtiment reçu, a «été provoqué par le dommage que les 12 tribus ont subit en suivant Moav et Midian sur les pentes de la concupicence» (Bémidbar 25-1,4 ; 25- 17).

Aux raisons du conflit opposant Israël et Moav, dont les motifs furent surtout le peur de Moav, d’être conquis par Israël, ce qui incita le Kadoche Barour-Hou à exempter de sa vindicte… La crainte entraine parfois des erreurs d'appréciation...Rachi), Moché répond au Maître du monde, si nous étions incirconcis, païens et que nous rejetions tes commandements, nous ne serions pas haïs, on nous persécute au nom de la Tora et des commandements que tu nous a prescrits, c’est pourquoi cette vengeance t’appartient, il est dons plus correct de dire : « Pour exercer la vengeance d’HaChem sur Midian ».

Moché savait que Midian méritait une sévère sanction, mais il ne savait en distinguer les motifs véritables, avoir conduit Israël à offrir un culte étranger, et à obéir à ses instincts, ou avoir causé un réel préjudice à la Tora. Quand il entendit HaChem prononcer les mots de vengeance des fils d’Israël, sur Midian, il comprit qu’Israël était tenu de payer, et que la vengeance ne serait qu’un baume apaisant que Le Saint Béni Soit-Il allait leur faire don pour apaiser la douleur. C’est ce que le Midrach vient nous enseigner, HaChem leur a dit, c’est vous qui êtes lésés, il ne faut pas dire Ma vengeance, mais plutôt, votre vengeance.

Cependant, Moché interprète cela différemment, les erreurs que nous ont fait commettre Midian, sont dues au fait que Midian nous déteste à cause de la Tora et des commandements que tu nous a donnés, si nous les rejetions, Midian ne nous détesterait pas, en conséquence, il faut dire : « Ta vengeance sur Midian, car ce n’est pas nous qui avons provoqués ces dégâts.» ('Le Midrach, le Maguid et la Parabole').

 

Parachat Massaei

 

« Voici l’itinéraire des fils d’Israël, depuis qu’ils sortirent du pays d’Egypte… » (33- 1).

(Cette semaine, ces deux chapitres, Matot et Massaei sont jumelés et se lisent successivement, le samedi matin dans les synagogues)

Pourquoi la Tora prit-elle la peine de décrire toutes ces pérégrinations? Rachi répond que la Tora désire nous informer de la bonté du Saint Béni Soit-Il, qui en dépit de la condamnation à errer dans le désert quarante ans, qu'Il émit à leur égard, ne les laissent pas sans souffler, et leur permet de reposer entre deux voyages (voir le calcul que Rachi établit).

Mais dans quel but, la l'écriture rajoute et précise, «...Lorsqu'ils sortirent du pays d’Egypte... » ? Cela n’est-il pas évident, qu’ils sortirent d’Egypte, et finalement, quel besoin y avait-il de décrire toutes leurs périgrinations ? 

Le livre 'Bigdei Aaron' explique cette double difficulté, en se référant a ce que Rachi commenta, « afin de nous informer de la bonté de HaChem… » dans ce contexte, la Tora nous informe qu'au moment où ils furent abstreints à être ballottés dans le désert et bien qu'ils le méritaient, HaChem se souvint de leur obéissance dans leur jeunesse, quand ils sortirent d’Egypte pour se rendre dans le vaste désert vide et effrayant, et sans provisions pour les jours à venir, comme le rappelle le prophète Irmia, « Je garde le souvenir de l’affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu me suivait dans le désert, dans une région inculte »(Irmia, 2-2).

Le séfer Midrach Tanhoumah apporte un éclairage différent, en imaginant le cas d’un roi qui emmène son fils malade faire une cure. Lorsqu’ils reviennent, commence le père à se remémorer les étapes qu’ils firent à l’aller, ici nous avons dormi, ici je me suis inquiété pour ton mal de tête… HaChem, de la même manière, dit à Moché, compte les endroits où je me suis emporté contre vous. 

Le 'Raam' suggère que «...Lorsqu'ils sortirent du pays d’Egypte … », signifie, voyez combien d’endroits ont été témoins de la colère du KB ‘’H, et de l’oubli d'Israël de Sa grande bonté envers eux quand il les libéra de l’esclavage en les sortant d’Egypte et en les transformant en hommes libres.

 

 

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