Paracha Hayé-Sarah

new-47-1.gif« Sarah mourut à Kiriat-Arba, qui est Hévron, dans le pays de knaan ; Avraham y vint pour dire sur Sarah des paroles funèbres et pour la pleurer. » (Béréchit, 13-2)

 

Que nous enseigne l’Ecriture, en divulguant le nom de ces lieux ? Le haut niveau d’intégrité, de vertu et de piété de Sarah qui mourut dans un endroit exceptionnel, d’autant plus qu’Avraham n’eut nul besoin de la transporter d’une place à une autre, car la dignité d’une femme est d’être enterrée, justement là où elle décéda, « … Rahel mourut dans mes bras…Lorsqu’une ‘Kibra’ (mesure de distance) me séparait encore d’Ephrath ; je l’inhumai là, sur le chemin d’Ephrath… » (Béréchit, 48-7).

 

Pourtant, Avraham, son ainé de plusieurs années aurait du mourir avant Sarah, quelle raison provoqua sa disparition prématurée ?

 

Sarah dit à Avraham : « …HaChem prononcera entre moi et toi ! » (Béréchit, 16-5), celui  qui s’en remet à la justice divine pour faire condamner son camarade, est le premier puni (Traité ‘Roch Hachana’, 16-b), et malheur à celui qui crie davantage que l’accusé lui-même. Cette dénonciation est l’une des trois choses qui réveillent le rappel de ses propres fautes…

 

Ne soyons pas étonnés des versets suivants : « Que dureront les jours de ton serviteur ? Quand feras-tu justice de mes persécuteurs ? » (Téhélim, 119-84), « …Dieu me permet de toiser mes adversaires. » (Téhélim, 59-11), « …Aussi me repaîtrai-je de la vue de ceux qui me haissent. » (Téhélim, 118-7), en réalité ce qu’on dit nos sages à ce propos, ne concerne que celui qui vient se plaindre de son camarade devant Hachem, alors qu’il l’a déjà attaqué auprès d’un tribunal terrestre (Traité ‘Baba Kama’, 93-a, ‘Tossefot’).

Siégeait au temps de Sarah, un tribunal dont le juge suprême était Chem, le fils de Noah, et elle vint demander à Chem de renvoyer son esclave Agar de la maison d’Avraham, ou de la vendre. Sa colère fut écoutée  et reçue dans le ciel, mais Chem rejeta sa requête. En conséquence Sarah fut punie la première.

Cependant si l’on s’en réfère rien qu’à Dieu, sans déposer devant un tribunal terrestre, ou qu’il n’y a pas de tribunal terrestre, il est possible de prier Dieu qu’il intervienne et fasse justice, sans risquer d’être jugé sévèrement.   

 

(Extrait et traduit du livre ‘Torat Haminhah’)

 

Chabbat chalom !

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