Paracha Mikets

new-47-1.gif« Après un intervalle de deux ans, Paro eut un songe… » (Béréchit, 41-1)

 

Un ‘Midrach’ nous conte (‘Midrach Rabba’, Par. Mikets, 89-3,4) : « Car les songes contiennent de nombreux sujets… » (Kohélet, 5-2). Paro dit : « Qui vit de qui ? Moi de mes dieux, ou mes dieux de moi ? » Yossef répondit : « Toi de tes dieux ! »

Rabbi Yohanan a dit : « Les méchants vivent de leurs dieux, « … Paro eut un songe, il se voyait debout au bord du fleuve. » (Béréchit, 41-1), mais les justes, Dieu les domine, « Puis HaChem apparaissait au sommet, et lui disait… » (Béréchit, 28-13).

 

Texte étrange, et incompréhensible. Quel rapport, y a-t-il entre le contexte de la paracha, et le verset de kohélet ?

 

Un riche commerçant avait pour habitude de rester prier dans sa synagogue jusque tard dans la matinée. Un jour, une personne d’une ville avoisinante vint pour le rencontrer dans son magasin, et la femme du commerçant lui dit que son mari n’avait pas fini de prier. L’homme s’en alla. En rentrant, le commerçant apprit l’incident et se fâcha : « Tu n’aurais pas du le laisser partir, il fallait venir me chercher ! »

Une autre fois, un étranger se présenta et demanda à rencontrer le commerçant. L’épouse de celui-ci couru l’appeler à la maison d’études. Il s’avéra qu’il s’agissait de quelqu’un qui venait solliciter sa générosité. Après lui avoir donné un peu d’argent, il se mit en colère contre son épouse : « C’est pour ça que tu me déranges ! » Son épouse lui expliqua que lui-même avait demandé qu’on vienne le chercher lorsqu’on le demandait. Le commerçant répondit, qu’elle devait s’assurer que le motif de la visite avait un lien avec ses affaires, sinon quand un inconnu venait quêter une aumône, elle devait dire qu’il était absent.

 

Paro ignorait si son rêve augurait un événement bénéfique, ou à l’inverse, de mauvaises nouvelles. A ce propos nos sages (Rav Hisda) ont prévenu : Un rêve qui n’est pas encore interprété est comme une lettre qu’on a pas lue (Traité ‘Brakhot’, 55-a), puis ajouté (55-b) : tant que le rêve n’est pas interprété, son influence, bonne ou mauvaise, est neutralisée, il ressemble à une lettre que l’on n’a pas décachetée.

Paro désirait connaître le sens de son rêve, tout en craignant d’entendre le pire. Il fit donc venir Yossef, et le convia à interpréter son rêve, mais le pria de se retenir de parler dans le cas où son intuition lui révèlerait qu’il s’agit d’un rêve qui prédit des évènements néfastes.

 

« Car les songes contiennent de nombreux sujets… », signifie qu’un rêve incline vers plusieurs directions, positives ou négatives, et qu’avant son interprétation, il ne peut être dangereux.

Inquiet Paro a voulu savoir : « Qui vit de qui ? Moi de mes dieux, ou mes dieux de moi ? », c'est à dire, ce rêve fait il allusion à la grandeur qui m’attend, ou au contraire ?

Yossef le rassura : « Toi de tes dieux ! », percevant dans ce rêve la consolidation du royaume, « … Dieu saura tranquilliser Paro. » Béréchit, 41-16), car la famine en Egypte provoqua la vente de toutes les terres, et remplit les caisses du trésor de Paro.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michlei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×