Paracha Hayé Sarah

--17.jpg« La vie de Sarah fut de cent vingt-sept ans ; telle fut la durée de sa vie. » (Béréchit, 23-1)

 

Et Rachi dans ses commentaires écrit : « Et toutes aussi bonnes ». Ce propos est curieux, comment peut-on dire au sujet des années de vie de Sarah que toutes furent aussi bonnes ? Nous semble t’il que seulement peu d’épreuves et de souffrances vinrent écumer son existence ? Paro l’enleva, Avimelekh l’enleva, leurs voyages ou leurs errances, la faim parfois, ses problèmes de stérilité, puis pour finir le sacrifice d’Ytshak, cela ensemble représente une somme non négligeable de tourments qui n’ont pas renforcées sa tranquillité d’esprit au point de remarquer que toutes ces année furent aussi bonnes ?

 

En général l’homme ne possède pas la faculté de voir l’avenir, il ne peut connaître les conséquences des évènements qui se présentent devant lui. Il aura toujours tendance à penser que la providence se dérobe à son égard. Cependant au fil des jours, et lorsque ses précédents soucis sont oubliés, il s’avère rétrospectivement que ce qui lui parut négatif au départ, en fait, est devenu une fameuse affaire aujourd’hui, et qu’ainsi les choses devaient se dérouler.

Nos sages affirment (‘Traité Péssahim’, 50-a) que ce monde-ci est différent du monde futur ; dans ce monde si l’on apprend une bonne nouvelle, on dit : Baroukh…. Hatov Véhamétiv, et si l’on apprend une mauvaise nouvelle, on dit : Baroukh…Dayan Haémet. Mais dans le monde futur, on ne dit que : Baroukh Hatov Véhamétiv.

Certains ont interprété cet énoncé en  expliquant que dans notre monde une mauvaise nouvelle est réellement ressentie comme mauvaise, mais plus tard, quand l’homme a rejoint le monde futur, et qu’il scrute son passé, il comprend alors que rien n’était mauvais, et qu’au contraire, tout était pour le mieux, et donc il ne dit plus que : Baroukh… Hatov Véhamétiv.

 

A l’inverse de l’ensemble de l’humanité, Sarah reçut chaque épreuve avec amour délibérément, même si en apparence la conjoncture lui paraissait très défavorable, car il n’y a pas de lumière qui ne survient de l’obscurité (livre du ‘Zohar’). Les péripéties, bonnes ou mauvaises que l’homme rencontre sont une occasion de faire preuve de vaillance et de patience qui lui permettront de constater que l’adversité ne peut l’atteindre (Rabeinou Tam, ‘sépher Hayachar’).

Sarah traversa des périodes difficiles, et d’autres plus agréables. Aucune ne sut ou ne put entamer sa foi, elles étaient toutes aussi bonnes.

 

(Extrait et traduit d’après un texte contenu dans le livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

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