Paracha Hayé Sarah

« La vie de Sarah fut de 1OO ans, et 20 ans, et 7ans; telle fut la durée de sa vie… » (Béréchit, 23-1)

La tradition rapporte que tout au long de sa vie, Sara alluma les bougies de Chabbat, et qu’elles brillaient d’un Chabbat à l’autre sans interruption, et qu’une bénédiction particulière accompagnait la pâte qu’elle pétrissait, et qu’un nuage survolait l’entrée de sa tente.

« La vie de Sara fut de… », or, l’usage aurait été de dire, la vie de Sara fut de 127 ans Rachi présente dans ses commentaires, un Midrach (Midrach Rabba, 58-a), qui nous enseigne que ce découpage constitue trois étapes essentielles de sa vie, dont le lien entre elles souligne trois qualités personnelles à Sarah : âgée de 100 ans, comme âgée de 20 ans, nous révélant que jusqu’à l’âge de 20 ans, une jeune fille n’est pas considérée coupable par le tribunal céleste, et donc même âgée de 100 ans, la réputation de Sarah n’est pas entachée de fautes, et qu’à l’âge de 20 ans, elle était belle comme une enfant de 7 ans.

En apparence, il semble étrange et sans intérêt de nous vanter ici la beauté de Sarah, surtout quand nous songeons à l’envergure mystique de cette femme. Pourtant le livre ‘Noam Elyméler', justifie cette précision riche de sens. Sarah, vraiment était pareille aux enfants qui empruntent les vêtements, le maquillage et les bijoux de leurs mères, ou de leurs sœurs, sans malice, ne distinguant pas les différences coûteuses qui existent entre les étoffes, les métaux, et les marques de cosmétique. Son unique idéal était de ne plaire qu’au ‘K’B ‘Hou, et ce total abandon devant le luxe, ce manque complet de désir de paraître chic et dans le vent lui valut de recevoir les hommages d’une rare beauté.

« La vie de Sarah fut de 1OO ans… », Le séfer Téhilim promet : « Hachem protège les jours des hommes intègres… », quels sont ses hommes ? Le Midrach Rabba dévoile, c’est Sarah, dont tous ses jours s’abreuvaient à la source de vie et de lumière que Dieu dispense à ceux qui choisissent de le servir, chaque jour, sans jamais ne mettre leur vie entre parenthèses (son décès, dû à une désinformation que lui transmis un envoyé du Satan, lui annonçant que son fils Ytshak a été quasiment égorgé, doit être compris dans le sens que Sarah parvint à la fin de ses jours, et non comme une réduction subite du temps qui lui était imparti, simplement, il fallait une raison objective à sa mort, et le sacrifice d’Ytshak en fut le prétexte, ‘Ets Yossef’). Et peut-être, est-ce là l’intention du Talmud (Traité Brakhotes,5-a), qui nous conseille, lorsque nous nous sentons envoutés par notre mauvais penchant de dire le Shema Israël…et si cela n’est pas assez efficace, de songer au jour de notre mort…Cependant, pourquoi nos sages n’ont-ils pas suggéré de songer à notre mort, pourquoi penser justement au jour de notre mort ?

Brièvement résumé, le livre ‘Maïm Haïm’ explique, que les jours, où nous n’accomplissons pas la volonté du Créateur du monde, sont une somme de jours morts, et qu’ils ne rentrent pas dans la catégorie des jours de notre vie, et qu’il faudra à nouveau les revivre de sorte que nous portions nos jours de présence à leur terme, tel que le Maître du monde l’a prévu dans notre contrat. Y a-t-il une leçon de morale plus percutante que celle-ci ?

 

« Or, Avraham était vieux…Avraham dit au serviteur le plus ancien de sa maison…Pour que t’adjure par Hachem, Dieu du ciel et de la terre…Chercher une épouse à mon fils …Devrais-je ramené ton fils dans le pays que tu as quitté…Avraham lui répondit…Hachem, le Dieu du ciel, qui m’a retiré de la maison de mon père… » (Béréchit, 24-1,2,3,4,5,6,7)

En lisant ces versets, nous voyons, que l’écriture dit ; Dieu du ciel et de la terre, et qu’ensuite, elle dit, Dieu du ciel. Il ne s’agit pas d’une négligence que Rachi commente, en effet, aujourd’hui qu’Avraham a enseigné au monde que dieu règne aussi sur la terre, l’écriture adapte son discours à cette nouvelle connaissance, mais au temps où Avraham vivait chez son père, l’humanité croyait que Dieu ne gouvernait que dans le ciel, l’écriture naturellement exprime le niveau de savoir des hommes d’alors.

Le livre ‘Lev Eliahou’, poursuit son investigation, car précisément au moment où Avraham charge son fidèle serviteur d’une mission importante, il emploie l’expression, Dieu du ciel, et omet de dire aussi, Dieu de la terre. En outre, Elyéser, son serviteur, en chemin prie le ‘K’B’Hou de l’aider à trouver la jeune fille qui correspondra aux vœux d’Avaham, et lui donne les signes qui seront la preuve que si ils se réalisent, il comprendra que telle est la volonté de Dieu, et que celle à qui il dira : « ‘Veuille pencher ta cruche’…Et qui répondra : ‘Bois, puis je ferai boire aussi tes chameaux’… » (Béréchit,24-14), celle-ci joindra sa destinée à celle d’Ytshak.

Arrivé à destination, il rencontre Rivka, et elle agit exactement comme il l’avait souhaité. Il se réjouit et décide que Rivka sera l’épouse d’Yshak. Son comportement, son humilité, son esprit d’entre-aide, révèle des traits de caractère exceptionnels, qui conduisent Elyéser à lui accorder sa confiance et à accepter de venir dîner chez Béthouel, son père, afin de parler des futures noces.

Cette attitude prête à l’étonnement, comment Elyéser sait-il si Rivka craint Dieu ou pas ? On peut être une bonne personne, qui mérite les éloges de la société, et ne pas craindre Dieu; elle est la fille de Béthouel, la sœur de Lavan, qui sont des adeptes des religions païennes, est- ce convenable de la ramener chez Avraham, et de la marier à Ytshak, qui doit être le père de Yaacov, la pierre angulaire sur laquelle va reposer tout l’édifice des douze maisons d’Israël !

Aux dépend d’opinions souvent contraires, et même si c’est quelque part presque douloureux de l’admettre, il faut convenir, que la Tora vient nous inculquer une règle fondamentale, la crainte de Dieu est indispensable au travail de l’homme sur la terre, mais la nature de l’homme et son comportement envers les autres lui sont suprêmes, et c’est ce qu’Avraham sous-entend en évoquant rien que le Dieu du ciel, c’est vrai qu’au pays de mon enfance, les hommes ne craignent que très peu le Créateur, pas plus qu’ici sur la terre de Canaan, mais certains parmi eux sont des gens bien et ils peuvent être dignes de faire partie du peuple d’Israël, tandis que les cananéens (les palestiniens) sont des êtres mauvais et Dieu les a déjà maudits, les condamnant, à cause de leur nature cruelle. Tous sans exception ! C’est pourquoi, il invite résolument Elyéser, à se diriger vers sa terre natale, sachant qu’ils n’obéissent pas au Dieu de la terre, là-bas non plus, mais certains qu’il y trouvera une jeune fille gentille et soucieuse des autres et dont le cœur sera rempli d’amour pour ses semblables.

 Shabbat Shalom

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site