Paracha Leh Leha

« Je ferai de toi une grande nation… » (Béréchit, 12-2)

Ici Rachi nous enseigne qu’un homme en chemin, qui se déplace d’un endroit familier, pour rejoindre en autre endroit, encore inconnu de lui, cesse de procréer car tandis qu’il voyage, il n’est pas convenable qu’il est des rapports conjugaux, dépense des sommes considérables nécessaires à son transport et à son logement, et ne peut accomplir des bonnes actions, et voir sa réputation grandir. C’est pourquoi le ‘K’B’Hou bénit Avraham et lui promit : « Je ferai de toi une grande nation… », et tu auras une descendance même si tu es pour l’instant dans l’impossibilité de procréer… « …Je te bénirai… », et tu seras immensément riche… « …Je rendrai ton nom glorieux… », et tu seras célèbre dans le monde entier…

Remarquons cependant que Rachi ajoute à propos du verset : «… Eloigne de ton pays… » (Béréchit, 12-1), pour ton bien et ton plaisir, et s’il n’avait du quitter sa ville et son pays, Avraham n’aurait guère eu besoin des trois bénédictions particulières que lui transmit Hachem, en compensation des pertes que ce voyage provoquera, et cela contredit le commentaire de Rachi, pour ton bien, et pour ton plaisir…(Haraa’’M)

En réalité, , ce que veut dire Hachem, c’est que si tu ne vas pas vers la terre d’Israël, assurément, tu ne bénéficieras pas de ces trois bénédictions, ni même d’une seule, mais si par contre, tu m’obéis et tu t’éloignes de ton pays, et tu te rends sur la terre d'Israël, je te décernerai toutes les qualités que je t’ai promises, c'est-à-dire les trois bénédictions qui t’accompagnerons durant ce long trajet, car il est vrai qu’en général, selon les lois classiques de la nature, il est plus judicieux de rester là où on demeure afin de gagner ces bénédictions, et de ne pas prendre le risque de partir à la conquête de terres étrangères et de supporter le déficit que cela engendre, mais en ce qui concerne Avraham, qui souffrait de stérilité, l’ordre d’Hachem en fit une créature différente, nouvelle qui se vit béni, justement quand il quitta son pays.

Taduit du livre ‘Karnei Reem’, et du livre ‘Midrach Rabeinou Béhayié’

«… Et tu seras une source de bénédiction. » (Béréchit, 12-2)

En étudiant une question qu’intriguait les sages français à la fin du moyen-âge, et que dans le langage courant nous appelons ‘Tossafotes’, le Rav Méïr Gdilia établit un rapport, entre leur réponse et le verset cité.

Le sujet de cette contre-verse est que les bénédictions de la ‘amida’ ne contiennent pas l’attribut de royauté sur le monde du ‘K’B’Hou, alors que nous avons déjà appris et fixé pour règle qu’une bénédiction qui ne comprend pas l’épithète de royauté, n’est pas considérée comme valable, et qu’il faut la recommencer et la dire correctement. Tossafotes fournirent d’abord l’explication que dans le cas de la ‘amida’, toutes les bénédictions reposent sur les trois premières bénédictions ‘des pères’ du peuple d’Israël. Cette réponse était insuffisante, puisque ces trois bénédictions, elles-mêmes ne contiennent pas l’attribut de royauté. Tossafotes soulignèrent alors que l’expression ‘Dieu d’avraham’sous-entend qu’Hachem règne sur le monde, compte tenu du fait qu’Avraham révéla au monde Sa royauté sur tout l’univers. (Traité Brackotes, 40-b, a dit Abayé…)

C’est ce que nous indique le rav Gdilia, l’un des sens de « …Tu seras une source de bénédiction » est, cette bénédiction feras, que tu seras la source de bénédictions, que toutes les bénédictions de la ‘amida’ reposerons sur la bénédiction qui te concerne, ‘Dieu d’Avraham,’ qui proclame ma royauté universelle.

Traduit du livre ‘Bigdei Aaron’

 

Shabbat Shalom

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