Paracha Vayéhi

« Yaacov vécut dix-sept ans en terre d’Egypte, et les jours de Yaacov, les années de sa vie, furent de sept ans et cent quarante ans. » (Béréchit, 47-28)

Pourquoi, ce chapitre ci est-il ‘fermé’ (c’est-à dire que cette nouvelle section débute sur la même ligne que le chapitre précédent, sans intervalle), se demande le Midrach-Rabba (Vayéhi, 47-28) ?

L’une des réponses qu’il nous transmet nous laisse un peu perplexe : du fait que Yaacov s’apprête à disparaître du milieu des vivants, commence l’esclavage des tribus d’Israël, car tant qu’il était encore de ce monde, grâce à son mérite, il protégeait son peuple des travaux forcés (‘Ets Yossef ’).

Cette explication comporte pourtant une ambiguïté, si l’on considère que les hébreux furent obligés de travailler durement dès la mort de Yaacov, nous sommes contraints de nous rappeler, que Yossef vécut bien plus longtemps que son père, et que durant cette période, Yossef possédait le titre de vice-roi d’Egypte, et qu’il n’était donc pas question de soumettre ses frères à quelque labeur qui soit. L’écriture d’ailleurs nous le confirme : « Yossef mourut, ainsi que toute cette génération…Un roi nouveau s’éleva sur l’Egypte…Et l’on imposa à ce peuple des officiers de corvée pour l’accabler de labeurs… » (Chémot, 1-6, 8, 11). Rachi, plus loin (Chemot, 6-16), écrit la Tora compta scrupuleusement les années de Lévi, afin de nous informer que jusqu’au décès du dernier fils de Yaacov, leurs enfants demeurèrent préservés de l’esclavage.

En fait l’intention de ce Midrach est de nous enseigner, que sitôt que Yaacov rejoignit ses pères, les égyptiens en profitèrent pour introduire lentement les prémices du changement social qu’ils souhaitaient faire endurer dans l’avenir au peuple d’Israël. (‘Messiah Ilmim’)

Le livre ‘Divrey David’, souligne que si les tribus ne furent pas entièrement soumises aux pires besognes pendant le temps que les fils de Yaacov étaient présents, à plus forte raison, pendant le règne de Yossef. De toute manière, déjà les égyptiens prirent l’habitude de regarder de haut les hébreux, ce qu’ils n’auraient jamais osé du vivant de Yaacov.

Le midrach-Rabba envisage une autre possibilité, ce chapitre est fermé pour nous faire savoir qu’en Egypte se terminèrent les soucis de Yaacov, et qu’une ère de joie et de sérénité succéda à la longue liste de tracas qu’il rencontra dans sa jeunesse. Comme le séfer Iyov (8-8) l’insinue : « Ton commencement aura été dans la souffrance, mais ta fin sera très élevée » En Egypte, Yaacov se vit comblé et cela compensa les malheurs antérieurs qui l’assaillirent alors.

Shabat Chalom !

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