Paracha Vayéra

mer-vagues.jpgAvraham, levant les yeux remarqua qu’un bélier derrière lui s’était embarrassé les cornes dans un buisson… » (Béréchit, 22-13)

 

Le Traité ‘Avot’ (Chap. 5, Michna 6) rapporte que la veille au soir de Chabbat au crépuscule, dix choses (supplémentaires) ont été crées, et certains rajoutent aussi le bélier d’Avraham (entres-autres), car alors durant la tombée de la nuit il a été décrété que ce bélier en particulier serait sacrifié à la place d’Ytshak.

 

S’il en est ainsi, c'est-à-dire qu’HaChem a décidé du sort de ce bélier, y avait-il besoin qu’il s’emmêle les cornes dans les ronces d’un buisson ? Il suffisait que le bélier s’approche justement au moment où Hachem retiendrait Avraham : « Ne porte pas la main sur ce jeune homme… » (Béréchit, 22-12), et Avraham sans peine pouvait le trainer vers l’autel, puisque telle était la volonté d’HaChem.

Mais, Le Satan voulait mettre en fuite le bélier afin qu’Ytshak soit sacrifié, et donc il s’embarrassa les cornes dans un buisson jusqu’à ce qu’Avraham alla le prendre et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Le Traité ‘Taanit’ (Hiérouchalmi), Chap. 2, Hal. 4) explique au nom de Rabbi Hinana Bar Ytshak que durant ce même jour, Avraham vit à plusieurs reprises le bélier s’empêtrer dans le fourré, puis se tirer d’embarras, et de nouveau s’emmêler les cornes, se dépêtrer et s’en aller… et Hachem dit à Avraham, ta future descendance sera liée dans la souffrance, retenue par les complications, assujettie aux monarques de Bavel, à Madaï, de Madaï a ceux de Grèce, de ceux de Grèce à ceux de Rome, et finalement ils seront libérés au son de la corne du bélier, comme il est écrit : « … HaChem fera retentir la trompette et s’avancera dans les ouragans du midi. (Zakhatia, 9-14) et «  En ce jour résonnera la grande trompette ; alors arriveront ceux qui étaient perdus dans le pays d’Achour, relégués dans la terre d’Egypte, et ils se prosterneront devant Hachem sue la montagne sainte à Hiérouchalaïm. » (Yéchaya, 27-13).

Rabbi Yohanan a dit : Avraham supplia HaChem, Toi, qui est le maître du monde, tu sais mieux que quiconque que lorsque tu m’as ordonné d’offrir mon fils en Holocauste, j’aurais pu te rétorquer, hier tu m’as affirmé (Béréchit, 21-12) qu’Ytshak serait mon héritier, et aujourd’hui, tu me dis que je dois le sacrifier… Mais, je ne t’ai rien répondu, j’ai dompté mon instinct, et accompli ton commandement, en conséquence je te demande qu’à l’heure où les enfants d’Ytshak seront dans la peine et le tourment, et que personne ne prendra leur défense, toi tu agiras à leur égard avec compassion et tu seras leur avocat.

 

(Extrait et traduit du livre du Rav Ovadia Yossef ‘Anaf Ets Avot’, que sa mémoire soit bénie, Amen.)

 

Chabbat Chalom !

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