Paracha Vayétsé

 

--17.jpg« Yaacov sortit… » (Béréchit, 28-10)

 

 

 

Le départ de Yaacov de Beer Shéva le mit dans une position difficile. Sous les arcades de la Tora, il était assis, et concentré dans ses études, se réjouissant du monde spirituel dans lequel il évoluait, et soudain, il dut brusquement tout quitter, la maison de son père, et la terre d’Israël illuminée par les lumières de la Tora, car la Tora de la terre d’Israël est plus puissante que nulle part ailleurs, ainsi que nous l’ont enseigné nos sages (‘Midrach Rabba, Béréchit, 16-2) à propos du verset : « L’or de ce pays-là est bon… » (Béréchit 2-12), et se diriger vers Haran…

 

Si au moins, il avait pu ne pas abandonner ses études, même en dehors d’Israël, son sort aurait été encore supportable, mais lorsque son père lui dit : « Lève-toi, va dans le territoire d’Aram… et choisis-toi une femme parmi les filles de Lavan… » (Béréchit, 28-1), il comprit qu’il allait désormais être obligé de vaquer à des occupations matérielles, et sa désolation prit une double ampleur.

 

Rajoutons que Yaacov savait que dans la demeure de Béthouel, il n’y trouverait ni la justice, ni le goût de la vérité, ni l’amour de la connaissance et de la sagesse, sans parler de la Tora… Il est évident que Yaacov, dont l’innocence est l’une des caractéristiques que l’Ecriture lui décerne : « …tandis que Yaacov, homme inoffensif… » (Béréchit, 25-27) se prit à redouter l’avenir et à craindre le pire !

 

 

 

C’est alors que Yaacov  se décide à agir, et à faire exactement le contraire de ce que lui prescrivent son père et sa mère. Il découvre qu’il n’est pas prêt à se mesurer avec la grossière impureté de la famille de Béthouel et Lavan, et préfère se rendre à la maison d’études de ses aïeuls Chem et Ever, afin de s’armer de forces spirituelles fraiches qui lui permettrons de résister aux appâts que va lui tendre Lavan.

 

 

 

Il y restera quatorze ans, et ce n’est qu’à l’issue de cette longue période, qu’il s’autorisera enfin à se rendre chez le frère de sa mère, afin de pouvoir dire un jour : « J’ai séjourné chez Lavan… » (Béréchit, 32-5), c'est-à-dire, chez Lavan, j’ai continué à pratiquer nos six cent treize commandements… (Rachi)

 

 

 

La Tora est le pouvoir de la raison contre les absurdités et les dégâts du modernisme. Nous sommes contraints de la suivre à chaque génération et à chaque époque, elle nous protège et nous aide à surmonter et à vaincre nos épreuves, comme Yaacov nous le révèle grâce à son exemple, devant les combats de la vie, seule la Tora peut nous être utile.

 

 

 

(Extrait et traduit d’après un texte du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

 

 

Chabbat Chalom !

 

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