Paracha Vayétsé

« Yaacov se mit en route et alla vers la terre des enfants de l’Orient. » (Béréchit, 29-1)

 

Il serait utile de préciser l’expression « Yaacov se mit en route … » (littéralement, Yaacov mit ses jambes en route…) ; nos sages, ‘Midrach Rabba’ et Racchi ont déjà commenté et expliqué ce verset, pourtant, il est possible de rajouter encore une interprétation, selon ce que nous ont appris nos maîtres (‘Midrach Rabba’, Vayikra, début de la paracha Béhoukotaï), au sujet du verset suivant : « J’ai médité sur mes voies, et ramené mes pas vers tes statuts. » (Téhélim, 119-59), David dit : Chaque jour, je projetais de me rendre à tel endroit, chez untel, et mes jambes me conduisaient vers les maisons de prières ou d’étude.

Ainsi, nous voyons qu’en ce qui concerne l’homme parfait, se rendre sur des lieux où l’on accomplit des commandements rapidement devient un automatisme, une seconde nature, et que son habitude, de demeurer dans ces endroits de sainteté, y conduiront toujours ses pas.

 

En conséquence, lorsque se révéla à Yaacov la redoutable réalité du lieu sur lequel il se tenait (Béréchit, 28-17), et qu’il comprit que « … Ceci n’est autre que la maison d’HaChem… » et qu’« … Il l’appela bet El… » (28-19), tandis qu’au petit matin, il s’apprêtait à continuer son chemin, il ressentit une grande difficulté à exécuter son souhait et ses jambes semblèrent lui refuser toute coopération, préférant rester sur place comme aimantées par la haute spiritualité de cet endroit, et donc l’intention de l’Ecriture est de nous enseigner que Yaacov dut les mouvoir de force, à leurs dépends.

(Extrait et traduit du livre ‘Gan Ravé’)

Chabbat Chalom !

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