Paracha Vaygach 3

--17.jpg« …Et ses frères ne purent lui répondre car ils étaient frappés d’effroi. » (Béréchit, 45-3)

 

Le ‘Midrach Rabba’ (Par. Vaygach, Chap. 45-10) nous propose une comparaison :Abba Cohen Bardéla a dit : Malheur à nous au jour du jugement et de la réprimande. Bilam, l’homme le plus sage parmi les païens, n’a pu répondre face aux reproches de son ânesse ; Yossef était le plus jeune et ses frères n’ont pu lui répondre, ainsi qu’il est écrit : « …Et ses frères ne purent lui répondre car ils étaient frappés d’effroi. », lorsque qu’HaChem viendra nous réprimander, à plus forte raison, combien resterons-nous muets !

 

Il semble que ce Midrach évoque l’idée de ce verset : « Tout chemin que l’homme emprunte, parait droit à ses yeux… » (Michelei, 21-2).

 

Un père de famille essayait de minimiser les différentes taxes qu’il lui restait à payer en présence de sa femme et de ses enfants. Il présentait ses comptes en exagérant délibérément des frais accessoires qui devaient lui valoir des réductions importantes. Tandis qu’il peinait dans ses additions, sa femme et ses enfants lui reprochèrent ces fraudes au trésor, mais il leur répondit en colère, qu’ils se dressaient contre ses intérêts, et cherchaient à lui nuire. Cependant, le jour où il se rendit chez le gouverneur de la ville, effrayé par le luxe des bureaux, et la dignité des secrétaires, il fondit et ne put mentir…

 

Suffisants et remplis de prétention, les ‘méchants’ demeurent satisfaits d’eux-mêmes, au cœur de leur maison. Usants de prétextes fallacieux, ils détournent la vérité, soutiennent l’injustice, camouflent le mensonge, et prétendent que le bien est mal, et le mal très bon. Pourtant, quand, ils devront se tenir devant le trône de justice, ils ne pourront murmurer que de piètres excuses, et ils n’oseront plus livrer leurs vaines justifications, car enfin ils seront conscients des torts qu’ils ont causés, et de l’horreur de leur conduite.

Les frères de Yossef qui ont tendu un piège à Yossef en le vendant aux égyptiens, pensaient être gouvernés par des raisons très importantes, et considéraient qu’ils ne recherchaient que le bien, mais en se trouvant confrontés avec lui, leurs arguments s’écroulèrent à l’instant, comme notre texte en témoigne : « …Et ses frères ne purent lui répondre… », incapables d’affirmer et de revendiquer les raisons ‘importantes’ qui les avaient pousser à agir ainsi,  « … Car ils étaient frappés d’effroi. », et la peur dissipa leur mémoire. En conséquence, Malheur à nous le jour du jugement et de la réprimande… 

 

(Extrait et traduit d’après le livre ‘Michlei Yaacov’

 

Chabbat Chalom !

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