Paracha Vayichlah

« Les messagers revinrent près de Yaacov en disant… ‘Lui-même (Essav) vient à ta rencontre, et quatre cent hommes l’accompagnent’. Yaacov fut fort effrayé et plein d’anxiété… » (Béréchit, 32-7,8)

Rachi interprète que l’anxiété de Yaacov est due à la peur que peut-être, il devra tuer des gens. Et après ? Celui qui vient pour te tuer, lève-toi, et tue le ! Ont dit nos sages. Yaacov, en fait, craignait que les mercenaires d’Essav, ne viennent pas pour le tuer lui-même, mais pour tuer l’un des ses compagnons ou de ses fils, et bien que la Tora permette dans ce cas très précis de blesser l’un des assaillants (ou plusieurs), il supposa qu’il pourrait, dans le feu de l’action tuer ses adversaires (Livouch Hahora).

Rabbi Akiva Iguer, se référant au Midrach Tannehouma, préfère penser, qu’évidemment, les soldats d’Essav s’approchaient avec la ferme intention de tuer Yaacov en premier, et il paniqua à l’idée qu’il pourrait tuer Essav au cours du combat, et que leur père Ytshak, le maudirait, car il croyait encore qu’Essav était un fils pieux et respectueux des commandements de Dieu, et n’admettrait jamais qu’il était parti pour tuer Yaacov.

La maguid de Douvno penche pour une explication plus exhaustive, à la lumière d’un midrach (Midrach-Rabba, Paracha Vayichlah, Ch.1-13) : à l’heure où Yaacov vit Essav et sa troupe, il leva les yeux vers le ciel, et supplia le ‘K ‘B ‘hou de lui accorder sa piété, et Hachem entendit sa prière et se souvint de la promesse qu’il lui fit jadis de le sauver grâce aux mérites de Yaacov, comme nous le rappelle le roi David : « Hachem t’exaucera au jour de la détresse, le nom du Dieu de Yaacov te protégera »(Téhélim, 20-2).

Cette manière surprenante de s’exprimer retint l’attention du maguid, Dieu dit à Yaacov, je te sauverai grâce aux mérites de Yaacov….Mais l’idée générale est la suivante : les actes des patriarches est un signe pour leurs descendants !

Si par exemple, dans une petite bourgade, de nombreuses personnes sont malades, et qu’il n’y a pas de docteur compétent pour les soigner, et que le gouverneur de la région réside loin, et qu’il garde près de lui un excellent médecin, et maintenant si dans cette petite ville, habite aussi un homme très ami avec le gouverneur, et qu’il est affligé d’un léger mal de tête, il fait accourir sur le champs, le médecin du gouverneur, non pas pour lui, un aspirine suffirait, mais pour ses concitoyens qui pourront être soignés par le docteur personnel du gouverneur.

Yaacov était accompagné de bergers, de chiens, de ses fils, et sa force et sa vigueur étaient exceptionnelles, et pourtant, dès qu’il apprend qu’Essav se prépare à l’attaquer, il invoque Dieu, et lui demande de le protéger, comme en état de faiblesse. En vérité, il perçut dans sa situation une répétition des tragédies qui menaceraient à l’avenir les générations futures, et à leur attention, il adressa sa prière, et il souhaita que le salut leur soit acquis éternellement. Ainsi nous devons comprendre le sens du Midrach, « et dieu lui promit de le sauver grâce aux mérites de Yaacov… », les mérites de Yaacov sont ceux de ses descendants, et comment se fier à cette déclaration ? « …le nom du Dieu de Yaacov te protégera… », le soutien offert à Yaacov, se manifestera à nouveau pour tes descendants.

« Yaacov fut fort effrayé… », s’applique aux mauvais présages, que Yaacov devine sanglants et douloureux pour tout le peuple d’Israël, d’ailleurs le mot ‘effrayé’ est écrit en hébreu au temps futur : ‘va-yira’, et, « …Il fut plein d’anxiété… » pour ses femmes et ses enfants, redoutant que malgré sa capacité personnelle à se défendre, ils soient gravement touchés.

Chabat Chalom !

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