Paracha Vayétsé

new-47-1.gif« Yaacov sortit de Beer Chéva, et se dirigea vers haran. » (Béréchit, 28-10)

 

En introduction (‘Midrach-Rabba’, Vayétsé, 77-2), Rabbi Chmouel Bar Nahmani, débute son exposé en citant le verset suivant : « Cantique des degrés, je lèverai les yeux vers les montagnes (‘harim’, en hébreu) … », lisons plutôt, ‘Je lèverai les yeux vers mes maîtres et mes parents (‘horim’, en hébreu)’, vers ceux qui m’enseignent. «… D’où me viendra le secours ? » (Télélim, 121-1). Quand Eliézer partit chercher une épouse (Rivka), pour Ytshak, il « …Prit une boucle en or…Et deux bracelets… » (Béréchit, 24-22), tandis qu’en ce qui me concerne, je n’ai même pas une boucle ou un bracelet. Puis Yaacov se dit : vais-je perdre mon espoir en mon créateur ? Il n’en est pas question ! « Mon secours vient de Hachem, qui a fait le ciel et la terre. » (Téhélim, 121-2).

 

Ce texte soulève une question, car malgré la confiance indéfectible que manifeste Yaacov après réflexion, il semble néanmoins qu’au départ, il ait manifesté une sorte de crainte, et se soit soucié de son proche avenir.

 

Le Rav ‘Ohel Yaacov’ nous enseigne le sens et les raisons profondes de cette attitude.

 

HaChem guide son peuple, les bnei Israël, par des voies naturelles (selon les normes de la nature qu’il a crée), ou en recourant à des miracles (qui sont sur-naturels). Tant que ces voies naturelles suffisent, il s’abstient de ‘faire des miracles’, mais lorsqu’une situation devient sans issue, il opère alors à l’aide de prodiges.

 

Un homme riche aida son fils à démarrer dans la vie, en lui offrant une somme d’argent pour qu’il ouvre une affaire. Le fils tenta de réussir, mais en fait, rapidement perdit tout ce que son père lui avait donné. Il lui raconta sa mésaventure, et subit d’amers reproches : « De quoi, te plains-tu ? J’ai déjà fait mon devoir envers toi ! Tâche de ne pas gaspiller le peu qu’il te reste, et de t’en contenter… Mais si tu venais à manquer complètement, sache que je serais bien obligé de t’héberger, et de ta faire manger à ma table ! »

Un jour, un incendie embrasa la ville, et les flammes mirent en danger l’entrepôt du fils. Ses amis le prévinrent, et lui dirent qu’il coure essayer de sauver les quelques marchandises qui lui restaient. Il refusa et préféra se voir totalement ruiné, afin de pouvoir ainsi retourner chez son père et manger à sa table.

 

Une personne qui ne subsiste qu’avec la plus grande difficulté, verra presque joyeusement, les moyens naturels s’épuiser, et en remerciera HaChem sincèrement, puisqu’il sait que dès maintenant, une intervention miraculeuse devient possible.

En chemin, Yaacov s’est demandé s’il était vraiment dépouillé de tout au point de pouvoir prétendre à un miracle. Après avoir constaté qu’il n’avait absolument rien, et estimant que peut-être, il lui était encore possible de trouver une aide quelconque naturelle, il s’est dit :

Quand Eliézer partit chercher une épouse pour Ytshak, il « …Prit une boucle en or…Et deux bracelets … », tandis qu’en ce qui me concerne, je n’ai pas une seule boucle et pas un seul bracelet, et sur d’être complètement démuni, il s’est écrié : je ne perds pas l’espoir en mon créateur, et j’affirme au contraire « Mon secours vient de HaChem, qui a fait le ciel et la terre ».

 

(Extrait et traduit du livre ‘Bényehou’)

 

Chabbat Chalom !

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