Paracha Vayigach

new-47-1.gif« … Son frère est mort… » (Béréchit, 44-20)

 

Commente Rachi : « effrayé, il proféra un mensonge…Il s’est dit, si je lui réponds qu’il est vivant, il me demandera de lui amener auprès de lui… »

 

Essayons de clarifier cette interprétation. En effet, Yéhuda rencontre Yossef dans le but de faire libérer Byniamin, et si Yossef s’y refuse, Yéhuda est prêt à rentrer en guerre, et à piétiner l’Egypte. Au cours de la conversation qu’ils tinrent, Yossef devine déjà qu’il est dangereux de froisser yéhuda, qui ne reculera pas et engagera toutes les forces de leur famille dans un combat sans pitié.

 

En conséquence, est-il vraisemblable de déclarer que Yéhuda, effrayé, mentit ?

 

Voici une explication plausible. Yéhuda, pour sauver son frère Byniamin, et le reconduire chez leur père, est disposé à déclarer la guerre à l’Egypte entière, mais en ce qui concerne, des affaires moins importantes, comme par exemple fournir des renseignements exacts à Yossef sur l’endroit où se trouve leur frère (Yossef, qui a disparu depuis des années), il ne considère pas qu’il doit risquer sa vie, et donc sur ce point, Yéhuda redevient un homme pondéré, qui craint une autorité aussi puissante que le vice-roi d’Egypte, ainsi qu’il est écrit : « Heureux l’homme constamment timoré… » (michlei, 28-14).

 

Ce passage nous enseigne une leçon profonde. Nous sommes habitués à fréquenter des personnes dont la nature est d’une seule pièce, courageux ou lâches, généreux ou pingres, orgueilleux ou modestes ; en général, nous ne connaissons personne dont le caractère et les attitudes s’adaptent aux circonstances, aujourd’hui intrépide à défendre l’honneur de Dieu, et demain peureux devant les risques de commettre un péché ; aujourd’hui insouciant quand il s’agit de donner aux pauvres, et demain économe, se privant de dépenses superflues…

 

Cependant, celui qui sert HaChem, en imitant les fils de Yaacov, sait que l’intelligence doit dominer les sentiments, et contrôler les réactions spontanées de son cœur, ce qu’il faut combattre, il le combat avec énergie, mais dans les domaines où la sagesse perçoit qu’il est imprudent de commencer une bataille, il se transforme et se plie comme un tendre roseau.

 

(Extrait et traduit du livre ‘Aleinou Léchabéakh’)

 

Chabbat Chalom !

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×