Paracha Béchalakh

--18.jpg« HaChem dit à Moché : Pourquoi cries-tu vers moi ? Parle aux bnei Israël, et qu’ils se mettent en route. » (Chémot, 14-15)

 

Prenons par exemple un homme riche qui n’avait qu’un fils, et celui-ci était délicat, et son père l’entretenait régulièrement. Il se disait au fond de son cœur : mon fils ne sera jamais capable de gérer une affaire, et que ferai-je avec lui au fur à mesure du temps ? Si je lui ordonne d’entreprendre quelque chose, et de se débrouiller, il ne pourra pas se prendre en charge, lui, sa femme et ses enfants… Mieux vaut lui conseiller de s’habituer petit à petit à entreprendre des affaires et de lui demander de conclure des transactions chaque semaine qui rapporterons au minimum six pièces d’argent et je complèterait alors cette somme, mais s’il ne parvient pas à obtenir six pièces d’argent, je ne lui donnerait rien. Et ainsi fit le père.

 

Une fois, le fils se présenta, tenant dans ses mains presque six pièces d’argent, et le manque lui paraissait si ridicule qu’il n’éprouva pas le besoin de s’efforcer de trouver le complément. Il voulu que son père lui donne trente pièces d’argent qui lui étaient nécessaires. Le père dit : « Compte ce que tu m’amènes, six pièces moins un centime ». « Tu vois selon toi, ce centime est si insignifiant, que tu ne penses pas que je ne vais retarder pour cela le paiement des trente pièces d’argent. Pourtant, tu devrais comprendre que ma participation est plus facile à recevoir, car je possède ces fonds en liquide, en conséquence tu aurais du faire l’effort de réunir les pièces d’argent, intégralement, comme convenu afin de ne pas bloquer les trente pièces d’argent qui ne sont pas une difficulté pour moi à trouver.

 

Si les bnei Israël, arrivés à un jour de distance de la mer, avaient refusé de continuer jusqu’à ce que la mer se fende, ils auraient provoqué le retardement du miracle, puisqu’il n’est pas dans les habitudes d’HaChem de produire un miracle avant le moment opportun, et voici qu’ils atteignirent enfin le bord de mer, et pensèrent que leurs forces physiques étaient épuisées, et qu’ils pouvaient espérer la venue du miracle, et voyant la mer déchainée, ils ont crié vers HaChem en implorant son intervention. En réalité, ils pouvaient encore rentrer dans l’eau jusqu’au coup, mais ce détail leur semblait si dérisoire, qu’il ne pensaient pas qu’il allait retarder le miracle. « HaChem dit à Moché : Pourquoi cries-tu vers moi ? » ce que je dois faire de mon côté est plus facile que le peu qu’il leur reste à accomplir, et cette condition justifie le retardement du miracle, dans ce cas « … Parle aux bnei Israël et qu’ils se mettent en route . ».

 

(Extrait et traduit du livre ‘Michelei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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