Paracha Chémot

--18.jpg« … j’ai fixé mon attention sur vous, et sur ce qu’on vous fait en Egypte. » (Chémot, 3-16)

 

HaChem envoie Moché annoncer leur prochaine délivrance aux bnei Israël, et les anciens du peuple savaient par la tradition qu’ils possédaient que si un homme s’approchait en leur disant : « … J’ai fixé mon attention sur vous… », cet homme était le messager de la délivrance.

Cependant Moché, circonspect, hésite et pense que les hébreux ne le croiront pas, et donc Hachem lui confie trois signes qui suffiront à les convaincre de la vraisemblance de sa mission.

Le premier signe est le bâton qui se transforme en serpent ; le second, les traces de la lèpre qui a frappé sa main, puis a été guérie ; enfin, le troisième signe est la transmutation de l’eau du sol en sang.

Deux points restent intriguant, dans ce cours résumé de la conversation entre Hachem et Moché : tout d’abord, pourquoi les bnei Israël refuseraient ils de croire Moché lorsqu’il leur dira « … J’ai fixé mon attention sur vous… » ? La tradition leur a enseigné que ces mots sont la preuve de la véracité du méssage… Et, pourquoi admettraient ils plus l’authenticité des trois signes, ne savaient-ils pas que les Egyptiens étaient de grands magiciens, capables de reproduire ce genre de prodiges ?

 

En réalité, il ne fait pas de doute que les hébreux, en entendant Moché leur dire HaChem m’est apparu à l’approche de votre délivrance, car il ‘a fixé son attention sur vous’, le croiront sur parole, grâce à leur tradition, mais le problème est qu’en tant que témoins de leur propre déchéance, depuis qu’ils se sont enfoncés dans le paganisme et l’idolâtrie, il ne leur reste plus aucun espoir de redevenir le peuple saint qu’ils étaient, et d’être libérés du joug égyptien. Ceci fut la remarque que rétorqua Moché à Dieu, ils croiront certainement que je suis ton envoyé, mais ils ne croiront jamais qu’il leur reste une éventualité d’être délivrés.

En conséquence, HaChem donne à Moché ces trois signes afin de leur démontrer que dans le fond, il y a toujours une possibilité de se repentir, et qu’HaChem dans sa clémence leur tend une main secourable.

 

Le premier signe, le bâton auquel était gravé le nom complet de Dieu, que Moché jette à terre  devient soudain un serpent, l’emblème du satan, et pourtant tandis que Moché le saisit par sa queue, ce geste restitue au bâton sa forme initiale, la verge de Dieu ;

 La main de Moché symbolise la force et la puissance de la vie, comme il est écrit : « Tu ouvres ta main et tu rassasies avec bienveillance tout être vivant. » (Téhélim, 145-16), et d’un autre côté, le lépreux est presque un mort vivant, et même dans cette situation tragique où la main est perdue, elle peut se placer dans le ‘sein d’HaChem’, se guérir et reprendre sa carnation ;

Le troisième signe vient leur enseigner que seul le désespoir les condamne à descendre plus bas que terre, en s’éloignant  de la source de la vie qu’est l’eau pure, telle l’eau du Nil dont Moché asperge la poussière et se transforme en une flaque de sang.

 

(Extrait et traduit d’après le texte du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site