Paracha Chemot

« Voici les noms des fils d’Israël, venus en Egypte ; ils y accompagnèrent Yaacov, chacun avec sa famille… » (Chémot, 1-1)

Ainsi débute, le second livre de la Tora. Celui qui se souvient du verset contenu dans la paracha Vayigach : « Suivent les noms des enfants d’Israël… » (Béréchit, 46-8), ne manquera pas de s’étonner de cette répétition qui semble à priori superflue, s’ils furent comptés de leur vivant, qu’importe de les recompter aujourd’hui qu’ils sont tous morts ? Rachi s’exclame, afin de proclamer son affection à leurs égards, le ‘K ‘B ‘Hou revient les compter en les appelant par leurs noms, les comparant aux étoiles, « Levez les regards vers les cieux et voyez !...Tous, il les appelle par leur nom… » (Ychaya, 40-26). Et si, il nous venait à l’idée de rétorquer, quel est le rapport.

Entre l’affection de Dieu pour les enfants de Yaacov, et les étoiles, il ne nous sera pas difficile d’observer que les étoiles sont invisibles le jour, et pourtant elles existent, les fils d’Israël eux aussi, mêmes morts, ils subsistent dans l’au-delà. Et comme il ya 12 planètes, et chaque planète comprend un nombre astronomique d’étoiles, les 12 tribus enfantèrent un nombre considérable, génération après génération.

 

« Dieu entendit leurs soupirs, et il se souvint de son alliance avec Avraham, avec Ytshak et avec Yaacov. Puis dieu vit les enfants d’Israël, et il avisa. » (Chémot, 2-24,25)

 

Le Midrach-Rabbat (2-25), commente : « Et Dieu vit… » signifie qu’il vit qu’ils n’avaient à leur actif aucune bonne action qui pourrait leur mériter le salut.

C’est ce que le prophète Yéhezkel tâche de nous enseigner en utilisant un exemple : «… .Tes seins se sont affermis, ta toison a poussé et toi, tu es nue et dénudée. »

Le midrach analyse, il aurait fallu d’abord dire, «… ta toison a poussé… », et ensuite « ….tes seins se sont affermis… », car les signes de la puberté se manifestent premièrement en bas, et ensuite en haut. Cela signifie que « …Tes seins se sont affermis… », c’est Moché et Aharon, qui étaient prêts à sauver Israël ; « …Ta toison a poussé… », le temps de la délivrance a sonné ; «...Et toi tu es nue et dénudée. » qu’Israël était dénué de bonnes actions.

Selon nos sages, le désordre dans lequel le prophète décrit les signes de la puberté, se retrouve dans les versets que nous étudions. En effet, il aurait été plus logique d’écrire : « Dieu vit les fils d’Israël… », et de continuer, « … Et dieu se souvint de son alliance… ». De cette manière, il nous aurait plus facile d’assimiler que c’est la faiblesse spirituelle des fils d’Israël qui a convaincut le ‘K ‘B ‘Hou de se souvenir de son alliance avec nos pères.

Ce Midrach montre donc l’extrême générosité de Dieu, qui en inversant l’ordre d’apparition de la nature, prépara au préalable les deux sauveurs et libérateurs de son peuple, c'est-à-dire qu’avant d’entendre leurs soupirs et leurs lamentations, puisque, «… Et Dieu vit… » vient après il se souvint déjà de son alliance, et la meilleure preuve de cette interprétation, c’est que Moché et Aharon , les rédempteurs étaient près.

Shabbat Shalom

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