Paracha Pékoudey

--18.jpg« Bétsalel , fils d’Ouri, fils de Hour, de la tribu de Yéhouda, exécuta donc tout ce qu’HaChem avait ordonné à Moché, » (Chémot, 38-22)

 

Cette paracha relate avec minutie, l’édification du tabernacle, la réalisation des ustensiles nécessaires au service, et la confection des costumes d’Aaron et de ses fils. L’Ecriture note également, et réserve une place importante à la répartition des dons qu’offrirent  les bnei Israël, ainsi qu’à la réalisation des travaux en question auxquels ils participèrent à des stades différents.

 

Les bnei Israël, viennent à peine de sortir d’Egypte, après avoir été asservis deux cent dix ans, Durant ce temps, presque exclusivement, ils pétrirent la terre, fabriquèrent des briques, et pour l’essentiel se consacrèrent à de durs labeurs, ou de viles besognes comme nos sages le signalèrent, des femmes durent effectuer les taches des hommes, et les hommes celles des femmes. Lorsque l’on comprend à quel genre de servage, ils furent soumis, on ne manque pas de s’interroger, où apprirent-ils l’art de travailler des matières si fragiles, que de leur vie ils n’avaient vus, et les techniques compliquées qui servirent à la construction du tabernacle, par quel miracle développèrent-ils tant d’habilité dans l’industrie de l’ébénisterie, du tissage, de la broderie, de la forge, du taillage des métaux, des pierres précieuses…

 

Le Ramban rapporte que leur réussite ne dépendit jamais du niveau de leurs connaissances dans ces domaines, mais résidait dans leur dévouement, leur abnégation, et leur volonté inébranlable de s’employer à cette œuvre.

De telles qualités, des traits de caractère de ce genre sont les éléments qui décident du succès, et ont été souvent vantés par nos sages : Rabbi Ytshak affirme : Si t’entends quelqu’un dire, j’ai peiné, mais je n’ai pas trouvé, ne le crois pas ; je n’ai pas peiné, mais j’ai trouvé, ne le crois pas, j’ai peiné et j’ai trouvé, crois-le (Traité ‘Méguila’, 6-a). En d’autres termes, la réussite n’est que le fruit de l’effort, en dehors de cela, il est impossible de réellement réussir.

 

En réfléchissant plus profondément, l’on s’aperçoit que les sages ont utilisé le mot ‘trouvé’, j’ai peiné et j’ai trouvé, et il y a ici un paradoxe, car par exemple un objet trouvé ne tombe dans nos mains que par hasard, à l’improviste, et il aurait été plus à propos de remplacer le mot ‘trouvé’ par ‘réussi’.

Ce que les sages ont cherché à nous enseigner, c’est que même, la peine ou l’effort seuls, ne peuvent assurer ou déterminer le succès, et que chaque réussite est un cadeau du ciel, après s’être dévoué sincèrement, et en conséquence nos sages ont choisi d’utiliser le mot ‘trouvé’ afin de graver dans nos cœurs que la réussite est une récompense du ciel.

 

Bétsalel se vit confié la plupart des opérations difficiles, et selon la tradition, il était âgé de treize ans.

En général, personne ne confie de pareilles responsabilités à un adolescent, comment en arriva t-il là ?

Betsalel comme le cite l’Ecriture, était le petit fils de Hour qui se sacrifia au moment où ils fondirent le veau d’or, par pure abnégation. Cette précision nous renseigne surtout sur le mérite accordé à Betsalel, en souvenir de l’acte du dévouement qu’accomplit Hour, et que l’entière édification du tabernacle, des instruments, et la confection des vêtements rituels reposaient sur ce type de qualités et non sur des connaissances spéciales.

 

(Extrait et taduit du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

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