Paracha Tétsavé

--18.jpg« Et toi, tu ordonneras aux bnei Israël de te choisir une huile pure… » (Chémot, 27-20)

 

Cette section clôture l’édification du tabernacle et de tous les accessoires nécessaires au service d’HaChem. Naturellement, toutes les lois correspondantes n’ont pas de réalité en ce qui nous concerne depuis la destruction de nos temples. Cependant, nous pouvons néanmoins encore apprendre de nombreux points, d’après la forme des objets du tabernacle, car, chaque instrument illustre une fonction différente, et que le tabernacle est en soi un univers complet qui diffusait la prospérité et l’abondance sur le monde entier.

 

En premier lieu, nos sages ont souvent fait mention des mesures de ces instruments et des métaux qui les composaient, et nous prendrons pour exemple le candélabre (ménora) : « Tu feras aussi un candélabre d’or pur. Le pied et la tige de ce candélabre sera fait d’une seule pièce… » (Chémot, 15-31), c'est-à-dire qu’il est interdit de monter cette lampe à l’aide de plusieurs éléments. Ce moulage fut si difficile à exécuter, que Moché dut prendre conseil auprès d’HaChem, qui lui recommanda de jeter un morceau dans le feu, et la forme se réalisa d’elle-même.

Selon notre introduction plus haut,  nous avons émis l’opinion que chaque accessoire fait allusion à une force existante de la création, comme l’affirme ce dicton : ‘Celui qui désire la connaissance, il deviendra sudiste, et celui qui désire la richesse, il deviendra nordiste’. En effet la table des pains se situait au nord et représentait la richesse, tandis que la lampe était disposée au sud et symbolisait la sagesse et l’intelligence.

 

En conséquence, si nous souhaitons posséder la sagesse authentique, nous devons porter notre regard vers le candélabre et tacher de lui ressembler. Il doit être confectionné d’une seule pièce, ainsi nous devons nous montrer d’une grande sévérité, et faire preuve de beaucoup de persévérance et d’assiduité dans l’étude de la Tora, sans nous interrompre pour n’importe quel prétexte, sous peine de ne jamais rien achever.

 

A ce propos, nous nous rappelons Rabbi Akiva, qui alla étudier douze ans, puis revint accompagné de douze mille élèves. Il voulut rentrer chez lui, et soudain avant d’en franchir le seuil, il entendit son épouse soupirer et dire qu’à son avis il ferait mieux de repartir étudier douze autres années. Comprenant à demi-mots, ce que sa femme sous-entendait, il retourna sur ses pas étudier douze années supplémentaires.

Pourquoi agit-il de cette manière ? N’avait-il pas le droit de rentrer dans sa demeure, de voir sa femme, de s’assoir quelques minutes, puis de se lever et d’aller à la maison d’études finir son temps d’étude ?

Rabbi Akiva savait qu’en se permettant ce luxe, il découpait ses vingt-quatre années d’études en deux parties, et que comme il est formellement interdit d’assembler le candélabre de pièces diverses, l’étude de la Tora doit être constante, et ne pas se fractionner en deux fragments.

 

(Extrait et traduit d’après le texte du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

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