Paracha Trouma

--18.jpg« Invite les bnei Israël à me préparer une offrande de la part de quiconque y sera porté par son cœur… » (Chémot, 25-2)

 

HaChem ordonne à Moché de collecter l’argent des bnei Israël dans le but de construire le tabernacle, mais ne commande pas aux bnei Israël de contribuer, les prélèvements doivent s’effectuer dans un climat de générosité spontanée.

Ce verset enseigne qu’HaChem ne désire aucunement l’argent en soi, mais sonde nos cœurs et évalue notre volonté de participer, selon nos moyens, à l’édification du Beit Hamikdach.

Ce principe se discerne déjà lors de l’épisode entre Caïn et Havel : « Au bout d’un certain temps, Caïn présenta, du produit de la terre, une offrande à HaChem ; et Havel offrit lui aussi les premiers nés de son bétail, et leurs parties grasses. HaChem considéra l’offrande d’Havel, mais celle de Caïn, il ne lui fut favorable… » Béréchit, 4-4, 5). L’Ecriture ne jugea pas nécessaire de nous informer des raisons du rejet de l’offrande de Caïn. Cependant, après une analyse plus minutieuse, on s’aperçoit qu’à propos de Caïn, il est écrit qu’il « … Présenta, du produit de la terre… » et non pas de ‘Sa terre’, c'est-à-dire que Caïn ne vit peu d’intérêt à apporter des fruits de son propre verger, il recueillit, par-ci, par-là des végétaux et en fit don à Dieu, tandis que Havel offrit les nouveaux nés de «… Son bétail… ».

En conséquence, HaChem accepta le cadeau d’Havel, et se détourna de celui de Caïn.

 

Réellement la Tora se préoccupe davantage des réactions du cœur (Lev), et néglige simplement les actes, comme le dernier et le premier verset des cinq livres le démontrent :  « … Que Moché accomplit aux yeux de tout Israël. » L, « Béréchit… (Au commencement)

 » B (Bet et Vet en hébreu s’écrivent de la même manière). La Tora vient  nous apprendre ainsi que du début à la fin elle est LéV (cœur).

 

On remarque en effet que là où se trouve la volonté de l’homme, là, il se tient également, et que son niveau spirituel dépend de la force de sa bonne volonté, de son bon cœur, et non de ses actes uniquement, car les actes peuvent dissimuler des intentions équivoques, à l’opposé du cœur qui toujours révèle une bienveillance limpide et pure.

Dans ce sens, HaChem voulut que les bnei Israël remplissent leurs fonctions et respectent les commandements avec libre-arbitre, volontairement, afin qu’ils puissent progresser et évoluer vers les hauts degrés de la sainteté, et s’ils venaient à manquer cet engagement personnel, il est évident qu’ils devraient rester loin derrière.

Leur générosité, sans arrière pensée, est la condition que fixe Hachem, il désire les voir ouvrir leur cœur librement, et alors, il pourra agréer la construction de sa maison, et venir y résider.

 

(Extrait et traduit d’après le texte du livre ‘Chalom LéIsraël’)

 

Chabbat Chalom !

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