Paracha Vaéra

Nil« C’est pourquoi parle aux bnei Israël… » (Chémot, 6-6, 7)

 

Egalement, on peut remarquer que la notion de serment évoquée dans notre ‘Midrach’ explique la nécessité de joindre (sans interruption) l’évocation de la délivrance et la prière, comme le rappellent deux versets des Téhélim : « Que les paroles de ma bouche et les pensées de mon cœur soient agréables à tes yeux, HaChem… » (19-15), et : « HaChem t’exaucera au jour de la détresse… » (20-2) ; cependant, Chabbat n’étant pas un jour de détresse, une opinion enseigne que ce jour, il n’existe pas d’obligation de juxtaposer ces deux éléments (Choulhan Aroukh, 111-1, agah).

 

Un voyageur avant de franchir la frontière d’un pays étranger s’empressa de chercher un guide qui lui servirait aussi d’interprète. Il apprit qu’il   que le fils d’une veuve pourrait être intéressé, et il lui demanda de l’accompagner, mais la mère refusa énergiquement, et il du s’engager à lui donner tout ce qu’il possédait si par malheur le jeune homme ne revenait pas.

En route, il veilla sur son compagnon, et s’inquiéta de le protéger afin qu’il ne lui arrive rien. Le garçon imagina donc que le voyageur s’était attaché à lui puisqu’il lui montrait tant de sollicitude. Lorsqu’ils s’arrêtèrent dans une auberge, l’homme se commanda un bon repas, et demanda que l’on serve au garçon un morceau de pain et de l’eau. Ne comprenant pas ce brusque revirement, le garçon s’étonna et questionna : « Pourquoi avez-vous pris soin de moi tout à l’heure, presque comme si j’étais votre fils, alors que maintenant vous faîtes des économies sur mon repas ? » L’homme répondit : « J’ai promis à ta mère de te ramener sous peine de lui devoir tout ce qui m’appartient, et en conséquence je m’efforce de surveiller chaque pas que tu fais, mais en ce qui concerne ta nourriture, tu peux survivre encore longtemps avec du pain et de l’eau. »

 

Durant la semaine, nous supplions qu’HaChem écarte de nous l’adversité, et il faut leur précéder l’évocation de la délivrance, car si nous étions frappés dans ces domaines, cela pourrait retarder la délivrance finale, et c’est la raison pour laquelle  ces deux notions apparaissent toujours côte à côte. Toutefois, les requêtes de Chabbat sont d’une nature différente et visent à n’obtenir que des plaisirs et des satisfactions, et même en l’absence de ce superflu, HaChem pourra, le jour où il le voudra, venir nous sauver. « Que les paroles de ma bouche et les pensées de mon cœur soient agréables à tes yeux, HaChem… » et « Hachem t’exaucera au jour de la détresse… », au jour de la détresse, certainement, mais un jour de joie ne justifie pas cette juxtaposition.

(Extrait et traduit du livre ‘Michelei Yaacov’)

 

Chabbat Chalom !

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